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Un étrange manque,

Tu me manques quand tu es loin,
Mais je ne comprends pourquoi,
Lorsque tu es proche de moi,
Il ne se passe rien.

Je rêve souvent de toi,
Comme je n’ai jamais rêvé,
Peut-être pourrais-tu m’aider,
Un jour, à me l’expliquer.

Je t’ais peut être trop aimer,
Peut-être pas encore assez,
Je devrais certainement,
Plus y penser dès maintenant.

Je t’aime encore à présent,
Je t’aimerais pour toujours,
Que tu sois loin, que tu sois proche
Tu resteras mon amour.

2005.

L’Amour

Ton visage disparaît de tous mes souvenirs,
Je ne sais plus quoi penser,
Ni même plus quoi rêver,
Peut être juste ton sourire.

Je veux te serrer contre moi,
Vouloir te prendre par la main,
Pour t’emmener loin de tout ça.

J’aimerais faire ton bonheur,
Mais je ne sais comment m’y prendre,
Ainsi, je le fais dans mes rêves
Que j’essaye de comprendre.

Maintenant je le sais : Je t’aime,
Mais cela n’y changera rien,
C’est bien ce qui fait mon chagrin.

Je souhaiterais te parler,
Mais j’aurais beaucoup trop de mal,
Je devrais te le chanter.

Mon unique façon est d’écrire,
Je te parle par des lettres,
Qui te fera peut-être rire.

Je m’excuse, je suis désolé,
Je suis trop intimidé
Peux-tu me le pardonner ?

2005

Ma Camomille

J’aime une fille aux cheveux bruns,
Une fille au regard de loup,
Celle qui tient son destin,
Entre ses mains de velours.

J’aime toutes ses qualités,
Mais aussi bien ses défauts,
Je souhaiterais l’embrasser,
Comme on embrasse le cours d’eau.

Sa délicate peau que je n’ai pu sentir,
Renferme en elle-même le plus grand des plaisirs ;
Et je suis émerveillé devant son sourire,
Pourrais-je les approcher avant de mourir ?

Seule ton âme m’est ouverte,
Doux pétales de tulipes,
Seul, je ne serais qu’un type,
Mais mon coeur n’est plus désert.

Ton âme est la plus pure et ton être le plus libre,
Je ne peux devant elle m’empêcher de rougir.
Lorsque son doux regard vient se poser sur moi,
Il me procure alors la plus grande des joies.

Elle est certes la plus belle,
Magnifique hirondelle,
Elle qui vole en liberté,
Que puis je donc lui apporter ?

Seulement une simple amitié ?
Rien ne doit être plus important !
Venant de la part d’un amant,
Qui ne saurait se faire aimer !

Je t’aime…

2005

Le désir !

Assis à côté de moi
Une jeune fille à ma droite.
Quel est ce donc ce sentiment
Que je ressens à ce moment ?

J’ai peur ! Que j’ai peur de ce mal
Que me procure ce manque
De l’essentielle luxure* qui me tourmente :
Le manque tel de tout homme,
L’amour ! Un amour d’une femme…

Avez-vous déjà senti,
L’envie de partir d’ici ?
De sortir de cette vie
Qui nous cache ! Qui nous retient !
Ne pouvant vivre à notre guise ;
C’est ainsi, nous n’y pouvons rien.

* luxure : goût des plaisirs sexuels.

09/2006

L’envie différente

Je souhaiterais être avec toi,
Je suis bien triste là où je suis,
Mais savoir que je ne peux pas,
Être près de celle que j’aime

J’arpente ce dilemme,
Je reste seul, respectant cette loi,
Celle qui dit : « Je ne t’aime pas » !

DIFFERENCE :

Si l’on pouvait revivre ces moments passés
En Allemagne, dans cette Famille, à tes côtés,
L’infini serait pour nous :
L’amitié de notre amour.

09/2006

La Jeune Fille

Une jeune fille qui me donnait l’envie,
De venir vers elle, de devenir amis.
Lorsque sa douce voix me caresse l’ouïe,
Alors sa beauté me redonne la sagesse.

Fille qui prête à l’homme,
Son unique et belle Pomme,
Celle qui nous ravive de notre tristesse
Afin de nous faire oublier notre faiblesse.

Sa délicate bouche,
Ses sensuelles lèvres
Qui peuvent sentir sous la douche
Glisser les douces larmes de ses propres rêves.

Ses voluptueuses mains
Ses formes de déesses :
Peuvent guérir nos chagrins,
Ou bien nous mettre en détresse.

Je parle comme on parle au vent
Qui s’engouffre autour de nous
Formant le plus beau des chants :
« Vois ce drôle serpent roux

Qui vient te frôler pour te plaire
Comme tu veux plaire à Esther !
Va, là-haut, envoles toi,
Sur la Terre, tu reviendras ! »

Que de gens qui riraient de ce que je t’écris
Que de gens qui s’en moqueraient
Pour m’oublier, je disparaîtrais
Ne leur laissant qu’une seule phrase : Je ris !

Je t’écris maintenant ces mots
Sans aucune pensée de lots,
Ne te fais donc pas d’illusion
Tu es ma simple inspiration.
24-28/09/2006

La fin du Monde

L’arbre de vie s’éteint pour la deuxième fois
La tristesse envahit mon cœur de désespoir
Je ne veux plus sentir la douleur qui m’entoure.
Pour partir, et s’il le faut,
Avec le monde, avec ma vie,
Je ferais cette course :
Course infinie, telle une ronde dans la vie.

Laissez-moi donc m’abandonner
Dans l’univers de décombres :
Je suis triste de cette vie
Que l’on vient d’enlever au monde.
J’aimerais vous retrouver !

Un jour, j’espère, nous nous verrons à nouveau,
Notre chagrin disparu, nous jouerons dans l’eau
Du fleuve, de la mer, de nos heureuses larmes
Qui glisseront le long de nos belles âmes.

29/09/2006

La Souffrance

La Mort m’empêche de vivre
Comme l’alcool empêche l’homme ivre
D’être alors ce qu’il n’est plus :
La lumière d’un enfant battu !

Abandonner donc tout ces mots
Faites attention à votre cœur
Qu’il ne souffre pas de maux
Pour ne pas mourir de pleur.

Personne ne sait qui je suis,
Même mes plus grands amis,
La vie que je mène ne peut être comprise
Que par ceux qui connaissent la mortelle crise.

Je ne peux retenir mes larmes
Qui viennent couler le long des armes,
De soldat déjà abattu
Par l’unique coup de massue :

La Mort

29/09/2006

Tu es partis

Nous te pleurons, te regrettons,
Savoir qu’hier tu étais là,
Il était temps de mettre bas
Mais chaque jour nous nous rapprocherons.

Je me souviens quand nous venions,
Ma famille et tes filles,
Tu nous faisais ta tarte aux pommes,
Tes délicieux jus de fruit.

Nous mangions tous ensemble
Il y avait, je me souviens,
Ta belle chienne Roxane,
Et tu parlais sans attendre.

Toutes tes filles t’écoutaient,
Moi je préférais sortir,
Nous étions une grande famille
Et tout le temps je riais.

Que j’aimais cette compagnie
Puis cet accident est arrivé
Nous en avons tous pleuré ;
Malheur ! Et encore aujourd’hui.

Nous nous promenions le long de la rivière
Promenade qui devenait habitude
J’aimais voir le signe fier
Levé la tête pour montrer sa gratitude.

Nous prenions toujours des morceaux de pains
Que nous gardions dans nos jeunes mains
Arriver à l’étang nous les jetions
Et voyant les canards arriver : nous rions.

Depuis déjà 9 années
Madeleine t’a manquée
J’espère que tu l’as retrouvé
Et que plus jamais ne vous vous séparerez.

Je ne l’ai pas vraiment connu,
Je me souviens de son visage ;
Madeleine, j’étais jeune quand tu fus,
Madeleine, adolescent, je ne te vois plus.
05/10/2006

Le vent du bonheur

Grande, jolie, claire d’esprit
Elle regarde vers le large :
Le vent qui vient l’adoucir
De tous ces nombreux ravages.

La mer se retire à présent
Ne lui laissant pour souvenirs
La seule lumière de son rire
Qui nous ravive de nos ans.

Si jadis elle fut heureuse,
Princesse, ou déesse qu’elle était,
Elle est maintenant femme rêveuse
Qui retrouve le bonheur passé.

Tous les jours comme il fait beau
La rosée déjà passée,
Elle vient cueillir les doux cristaux
Que la nature lui a laissé.

16/10/2006

Les Saisons

Unique fleur de cet hiver
Je serais seul à lui plaire
Si le froid ne la cueille pas
En enfer, elle restera.

L’heure arrivant au printemps
Le soleil redonnant goût
A sa vie, sa beauté plaisante,
Et ses douces couleurs de roux.

Puis l’été deviendra vigueur
La sécheresse sera forte ;
Se défendant par sa force
La pluie ne sera que ses pleurs.

Enfin l’automne arrivé
Le début d’un renouveau
La gloire des désespérés
Mais peut être la fin de ses maux.

19/10/2006

L’oubli

En ce doux matin de lundi
Nos faibles corps, nos faibles esprits,
S’endorment rapidement
Tels deux amants s’éloignant.

Contre mon cœur elle se tenait
Avant l’oubli je la serrais,
Sa chaleur me retenait
Des griffes froides de cet enfer.

Nous ne faisions qu’un,
Jusqu’aux froids petits matins,
On s’aimait encore et toujours
Pour se réveiller au petit jour.

Pourquoi es-tu donc parti ?
M’as-tu placé dans ton oubli ?
Je t’ai abandonné et tu m’as pardonné
Maintenant seul, je te cherche désespérer.

Au touché de tes formes
Je sentais mon âme revenir
Tu me disais parfois à Rome :
« Tu m’aimes et me fait vivre. »

Deux mois plus tard, tu me reviens
Plus belle qu’avant : tu me retiens,
Nous nous unissons de nouveau
Oubliant chagrins et maux.

20/10/2006

Une beauté de joie

Apprends-moi à t’aimer
Apprends-moi à te plaire,
Ne jamais te laissé
Dans l’oubli de nos rêves.

Bientôt, quatre jours
Je te retrouve encore plus belle
Ton visage, ta beauté
Commençait à m’oublier
Tu m’envoie lettre et hirondelle
Mais guère de photos pour toujours

Te souviens-tu de ma première fois ?
Avancé vers toi, je te regardais.
La bière n’avait plus de goût
Je ne pensais plus qu’à ton coup.

Je voulais te le dire :
« Ich Liebe dich Susanne »
Tu m’as souris et l’on s’est pris,
Je t’ai serré, je t’ai gardé !

Nous restions ensemble toute cette nuit
A tes côtés, ton corps sur le mien
Je te plaisais, comme le silence plait au bruit
Une union de plaisir sans véritable lien.

Tes belles et douces mains me caressent le torse,
Les miennes faisaient une autoroute sur ton corps.
Un sentiment d’amour qui n’avait pas besoin
D’avoir lieu entre nous, sur cet unique point.

Elle m’a troublé par sa beauté,
Je te voyais dans son reflet,
Mais je te savais encore plus belle
Que je ne voulais que m’en persuader.

Je me demande si l’on se reverra
Si l’on se rapprochera, se reprendra,
Car je le veux, car je te veux
Glisser ensemble sur cette douce eau bleu…

24/10/2006

Boucle D’or

Une Boucle D’or qui dépasse sa valeur,
D’une quantité de cristal, de lumière ;
La puissance même que dégage le cœur,
Lors de sa rencontre avec cette nouvelle ère.

– Tu la vue ! N’est-ce pas ? Cette plaisance !
Tu la regardes, elle te regarde : cette attirance !
Je sais que tu l’approuves, que tu la désires !
Nous savons tous les deux qu’elle te procure plaisir !

Ne peuvent résister, que quelques attardés
Qui ne peuvent comprendre, ce qu’est une beauté ;
Tu ne peux encor, réussir à la nommer,
Tu devrais plutôt le lui demander !

M’avançant vers elle, je me demande déjà
Quel sera mon châtiment, pour l’avoir approchée
– Non ! Je sais qu’elle m’apportera joie et clarté,
Va-t’en conscience, je n’ai plus besoin de toi !

Excusez-moi ! Comment vous appelez vous ?
Elle se tut un instant, puis répond l’air charmant :
« Je m’appelle… Et vous, comment vous appelez vous ? »
Je me tusse à mon tour, puis lui répond : « Charmant. » …

07/12/2006

Poète et Ami

Vous m’avez rapporté cette arrestation,
Et je vous dois raison.
Poète que vous êtes,
Vous pourrez comprendre,
Ma sottise par cette lettre
Que je ne puisse vous rendre,
Une totale liberté
Qu’à condition que prisonnier,
Se soit rendu et fait pendre.

Vous étiez sur les lieux lorsqu’il s’est échappé
Je ne puis vous relâchez par ma simple bonté :
De quelques représailles,
J’en risquerais ma vie.

Cependant poète et ami,
J’appellerais l’armée,
Pour retrouver ce traître ;
Une fois libéré
Mon ami,
Traduisez cette lettre en l’un de vos beaux poèmes,
Afin que mon cœur n’en reste point indemne.

En attendant ce jour
Je vous promets confort,
Dans votre cellule certes,
Je vous enverrais un port. *

Beaucoup veulent ma tête en tant que roi de France,
Comprenez et priez pour votre délivrance.

Le roi de France, votre ami.

*je vous enverrais un port : je vous enverrais une quantité de luxe.

16/12/2006

La Guerre

– N’as-tu point eu peur lorsque je t’ai défendu !
N’as-tu point eu peur lorsque tu l’as abattu !
La guerre est un bain de sang !
Du noir jusqu’au rouge si nous ne sommes pas encore cendres !
Si un fragment venait à te toucher,
Tu eu perdre un bras et peut être une jambe !
Il est certain que tu ne pourrais que tomber,
Mais avec toi au moins, emportes un Gambre* !
S’ils sont ici, c’est pour nous exterminer !
Ne l’as-tu pas compris lorsqu’ils nous ont attaqués !

Un obus tombe à proximité :

– Mon Bras ! Ah ! Mon bras !
– Il t’en reste un
Alors debout et bats toi !
– Ah… Ma jambe aussi a éclaté !
– Monte sur ton autre et abat les !
– Je ne peux pas ! A l’aide !
– Concentre toi,
Ou tu mourras !

Un second obus tombe a proximité :
« Je te l’avais dit… Ils sont là pour nous exterminez ! »
Le jeune homme reste muet …
Sa tête roule à proximité.

*Gambre : une civilisation ennemie porte ce nom

16/12/2006

Le Nouvel An

Premier et dernier Jour de deux années
Toujours, cette grande fête
Où tout le monde est invité !
Pour danser, chanter et s’amuser.

Mon frère et moi invitons donc nos amis
Trente personnes, peut-être plus,
Ne faisant que manger au début,
Avant de réveiller leurs esprits.

Vers onze heures du soir,
Une amie et quelques-uns des siens,
Viennent enfin nous voir
Pour festoyer jusqu’au petit matin.

Une soirée attractive et amusante !
Une fête que l’on pourrait dire charmante :
Un feu d’artifice dans les rues de Paris,
Le nouvel avec une bonne compagnie

Quel bien être en sa présence,
De cette amie très sympathique,
Quel était-ce donc que cette puissance ?
Une amitié peut être magique ?

Je ne le savais pas encore :
« Serait-ce possible que ce soit en cette heure ? … »
Ce que je ne pouvais comprendre,
La présence et l’affection d’une sœur !

Une Jalousie cachée, commençait à s’effacer.
Je la sentais mourir, crier !
Tout cela grâce à cette amie
Qui m’a offert son Or pour préserver le mien.

N’est-il pas plus beau cadeau ?
Que de recevoir au nouvel an,
La perle noire de nombreux cristaux,
D’une femme qui vous garde à présent !

02/01/2007

Neues Jahr

Erste und Letzte Tag von zwei Jahren
Immer diese Grosse Fest
Wo alles Leute sind eingeladen!
Um zu tanzen, singen und sich belustigen.

Mein Bruder und mich einladen also unsere Freunden
Dreißig Personen, vielleicht mehr
Davon machen nicht, dass in Anfang essen
Bevor aufzuwachen ihre Elan.

Circa elfe Uhr in dem Abend,
Eine Freundin und einige seinen,
Schließlich kommen wir sehen
Um zu feiern bis kleine Morgen.

Ein Abend attraktiv und amüsant
Eine Party, dass man sagen können wird, charmant :
Ein Feuerwerk in den Strassen Paris,
Das neues Jahr mit einem gute Ensemble.

Welches Wohlergehen in seiner Besuch* (- présence?)
Von dieser Freundin sehr sympathisch
Was war es also diese Energie?
Eine Freundschaft vielleicht magisch?

Ich weiß das noch nicht wenn:
„ Wäre es möglich, dass das in dieser Stunde wäre? …“
Wessen kann ich nicht verstehen,
Das Besuch* und die Zärtlichkeit von einer Schwester.

Eine Eifersucht verborgen, begann zu sich eliminieren.
Ich empfinde sie zu umkommen, schreien!
Alles diese Freundin zu verdanken,
Die mich sein Gold schenken hat, um Mein zu behalten

Ist es nicht mehr schön Geschenk?
Dass in neuer Jahr zubekommen
Die Perl schwarz von viel Kristalle,
Von einem Fräulein, die Ihnen von nun an behält

02/01/2007

Grands Parents
Une Nouvelle Année

Dans votre château en Normandie
Entouré de champs, de prairie
Vivez de votre cœur, de vos terres
Et par beau temps, visitez les mers.

Dès aujourd’hui, un nouvel an,
Du cidre, de la gaîté abondamment
Vos enfants vous souhaitent leurs vœux
Vous entourant d’un chant heureux.

Chaque année, le 25 Janvier,
Le début d’un beau printemps,
Le renouveau de la clarté,
La mélodie de nombreux chants.

11/01/2007

Déesse

Par un doux été de ma jeune vie
Je la rencontrais avec grand surpris,
Comme tout contact, nous fîmes déranger
Par l’inconnu, qui vint vous interpellez.

Nous discutâmes longuement
Pour nos enrichissements,
Pour ne plus avoir peur
D’oser se fréquenter.

Au fil du temps, une valeur est apparue,
Celle des plus grandes, des plus connues,
Qui, même par malheur saurait nous faire sourire :
On la nomme Plaisir, elle nous prie pour la choisir.

Il n’existait plus de ces barrières ;
Infranchissables murs d’un cœur solide,
Nous nous fréquentions le plus souvent possible
Pour se raconter nos nombreux airs.

N’était-il pas inconvenable,
Qu’il y a encore quelques mois,
De penser trouver cette source de joie :
Aurait certainement été trop honorable.

Nous nous sommes acceptés
Malgré notre différence d’âge,
Tant de fois j’aurais voulu la serrer
Pour la remercier de son beau langage.

Lors d’une conversation un jour,
La regardant, j’aperçois
Un collier autour de son coup
Qu’elle portait pour la première fois

Elle me répond quand je lui fis remarquer
Par une belle strophe dont je n’aurais pensé.
Devant moi est alors né un poète,
 » Un collier et quelques lettres  » :

« Quel joli collier
Qui descend dans mon décolleter
Tu as envie de regarder,
Mais tu peux toujours rêver. »

Quand elle partit pour l’Allemagne,
On aurait pu croire sans hésitation
Qu’elle se fut engloutie un litre de champagne
Mais ce n’était qu’une simple fiction.

Cependant, dans cet univers de plaisir
Je crois qu’elle ne m’ébranla jamais plus
Que cette fois-là, dans ce pays,
Me procurant une jouissance qui me plût.

D’après la pluie qui me chuchotait :
« Tu lui plais, tu lui plais, tu lui plais ! »
Je la regardais, je lui souriais
On s’observait avec grand intérêt.

Il nous est arrivé une fois de se disputer
Mais je crois que nous n’aurons plus recommencé
Car clairement je me suis avoué
L’aimer plus fort encore que l’adorer.

Il est vrai que j’ai été,
Bien que loin, bien que vieux,
Amoureux à haut degré,
De cette princesse aux cheveux doré.

Je me suis cependant résolu
A l’oublier, à la perdre de vu,
Pour ne pas tomber dans la peur,
De se faire rejeter avant l’heure.

Elle m’aura aimé, d’ailleurs, elle aussi,
Mais le destin en a voulu ainsi,
La princesse est devenue déesse,
Je suis resté chevalier, propre à mes richesses.

Un jour où je fus de congé
Depuis le ciel, elle m’apparut,
Je la vis descendre jusqu’à mes pieds,
Se défaisant de ses plus belles parures.

Si Dieu, aurais-je été,
A l’infini lui courais je après,
Pour qu’un jour me remerciant,
Je ne serais plus Dieu galant.

Je ne savais que faire d’autre,
Qu’admirer la beauté de son corps,
Qui ne m’était pas destiné,
Partant bientôt vers le Grand Nord.

Me regardant un instant,
Je lui souriais tout en lui disant :
« Le Soleil se couche, reste donc un peu chez moi,
Te souviens-tu de nous, les jeunes gens d’autre fois ? »

Le lendemain en partant,
Je me jetais en l’embrassant,
Je savais que ce serait la dernière fois,
Que je la verrais sur terre, près de moi…
Alors :

Blonde comme la beauté d’une princesse
Blonde comme la douceur d’une déesse,
Elle m’a sorti des griffes de l’enfer
Pour me rendre Roi des plus grandes Terres.

../12/2006
../02/2007

Une Chaleur dans les Ténèbres

J’ai sombré dans la pénombre,
Peu de temps avant que je la rencontre,
J’avais l’impression d’être perdu
Au fin fond de la plus obscure rue.

Un cœur qui battait fort
Un cœur qui criait muet
Ce cœur est mien et avais tort
Quand elle apparut à mes côtés.

Elle me semblait d’une beauté,
Bien que je ne puisse bien la voir dans cette obscurité
Plus lumineuse claire et réchauffant
Que le Soleil dans ses jours éclatant.

J’aurais put lui demandé,
De m’adresser quelques mots
Pour me sentir moins angoissé,
Elle préféra me rendre chaud.

Il est vrai, que par ces temps
D’Hiver, jours de fraîcheurs,
J’avais en un instant,
Oublier mes plus grands malheurs.

Était-ce un ange ? Une fée des nuits ?
Me prendre, me serrer, dans quel but ? Je ne le vis,
Alors pourquoi me sauver, moi ?
Il y en a tant d’autres qui meurt de froid !

Mais bientôt, je me rendis comte :
Que tout cela était espoir,
Que mon esprit chantait des rondes,
Pour me faire oublier mon désespoir.

26/01/2007

Une rencontre à la chasse

Un de ces dimanches d’hiver,
Je venais à la dernière chasse de la saison.
Je rencontrais des gens connues des années dernières
Et d’autres que je saluais pour la première fois.

Parmi tous, une jeune fille,
Seule présence féminine,
Qui nous accompagna cette matinée,
Tandis que le vent soufflait, le Soleil s’était caché.

Nous nous arrachâmes à nos voix,
Nous bâtâmes les ronciers
Nous marchâmes jusqu’à l’heure du repas,
Puis partions déjeuner.

Ces bonnes heures de détentes,
Que ma foi, j’avais oublié
Le vin dans nos verres, et encore quelques boutanches !
Réchauffer par le feu de la cheminée.

Après s’être réconforter, nous rentrâmes tous,
Partagé le tableau composé d’un sanglier.
Je ne fis guère attention à l’animal découpé,
Cette jeune fille me semblait davantage plus douce.

Je passais les derniers instants
A échanger plusieurs regards,
Car seul cela, Tifanie laissait l’approcher,
Afin de garder mystère et sensualité.

29/01/2007

L’Enfer en vacances.

Mais que fais je donc là ?
M’interrogeais-je sans voix.
« Hyperbole, anaphore » en ce moment,
Voilà le français, je veux devenir Allemand.

Que vous demande-t-on de faire
Dans cet univers, qui est l’Enfer ?
Le Diable est là, parmi nous, je le sens
Il vient pour tous, pour nous bouillir le sang !

Ça n’est pas la force que je veux acquérir,
Ma faiblesse physique ne me fera périr.
Mon simple esprit veut éclater de rire,
Mais seule l’intelligence saura me guérir.

« Quelle blague ! Tu n’es encore là
Que par ta simple volonté,
De ne pas fuir ces gens, cet endroit,
Et t’imaginer pouvoir progresser !

« Tu le sais bien, depuis que tu es né,
Tu n’as jamais été digne de ce nom,
T’es frères ont dépassé le stade de la raison,
Et toi, tu ne fais que te laissé aller ! »

Si je le laissais argumenter encore un peu
Je disparaîtrais car c’est son vœu,
Quoiqu’il ne puisse comprendre,
Que sans moi, il se fera pendre.

Peut-être a-t-il raison, après tout…
Je ne suis rien d’autre que quelques molécules,
Une âme est-elle sensé me rendre fou ?
Me détruire ? Me dissoudre, en particules ?

« Regarde-les ! Tous ces gens !
Ils connaissent ta faiblesse,
Leur seule envie est que tu disparaisses,
Que vas-tu faire avant ce grand moment ? »

« Arrête ! Laisse-moi ! Va-t’en !
Ne comprends-tu donc pas ?
Si je meurs, tu m’accompagneras,
J’aurais tant voulu la voir, celle que j’aime tellement… »

« Mourir, moi ? Tu es trop naïf !
Une âme ne vit pas,
Elle est soumise à un univers sans loi,
N’attendant que le jour dont toutes âmes prient !

22/02/2007

La Pluie

Je sais que la pluie fait peur au monde
Que la pluie est les pleurs des gens
Que la pluie s’exprime par des rondes
Qui n’est pas le malheur du monde.
Je sais que la pluie est une source de vie
Que la pluie ne plaît qu’à ceux qui vivent
Que la pluie caresse vos corps
Que la pluie adouci vos cœurs.
Je sais que la pluie stationne sur terre
Que la pluie glisse dans l’air
Que la pluie engloutie les leurres
Que la pluie nous fait tous peur.
Je sais que la pluie nous parle par ses chants
Que la pluie nous écoute en tout temps
Que la pluie ne soit pas celle que l’on pense
Que la pluie n’est pas notre suffisance.

23/02/2007

Les Rondes

Ce fut quelques années après l’avoir connu
Que sans regard, sans beauté ni voix,
Nous nous aimions à n’en plus supporter l’espoir
Nous décidâmes alors, que le mariage serait prévu.

Ô ma chérie, si nous vivions ensemble,
Imagine notre maison, et le maïs de nos champs,
Je te prendrais la main, t’emmènerait dehors,
Qu’il fasse beau, qu’il fasse gris, je t’offrirais mon or.

L’or du blé, de champs de blé,
Nous nous y allongerons
Laisserons nos vies se mêlées
Ecoutant le champ du vent et ses nombreuses rondes.

23/02/2007

Bâtard

Puisse-t-il imaginer que je fusse un bâtard ?
Du plus désemparé, j’en reconnu son dard
Qui perça ma mère, qu’ainsi suis-je né,
N’est-il pas plus odieux que ma peine endurée ?

Il demeura en ma mère pendant quelques instants,
En prit du plaisir et lui laissa l’argent,
Il s’habilla en me laissant en elle,
Désemparé, ma mère pria le ciel.

Quelques mois plus tard, je vins au monde,
Dépensant l’argent de toutes ses rondes,
Pour que je puisse survivre
Et venger ma mère de cet odieux ivre.

Il ne m’aurait reconnu quand nous nous sommes croisées
Fils d’indigne, je n’aurais pus l’approcher ;
Devenir miroir de ce que j’ai tant regretté,
Ne serait guère mieux que de mourir pétrifier !
23/02/2007

La profondeur de l’amour

Je te prends dans mon lit
Je t’embrasse la bouche,
Je t’enlace de mes vœux
Je te caresse les cheveux,
Je m’allonge sur ton corps
Je t’entends depuis lors.
Je te sens en sueur
Je te soutien le cœur…

Tu me prends par tes seins
Tu m’embrasses la bouche
Tu m’enlaces par tes mains.
Tu me caresses le torse
Tu me donnes le plaisir
Tu apprécies ma force
Tu me dis que tu jouis.

Comme tu es belle,
Quelle attirance !
Et sensuelle,
Telle la jouissance !

Notre sexualité
Dépasse le rêve
Dépasse nos poiles hérissés :
Notre frissonnante trêve.

24/02/2007

Le souvenir

Que ce temps-là revienne
Que cette personne soit mienne
Que nous retrouvions ce passé
Que nous avions tant aimé.

Après cet accident, retournant en France,
M’avait-on raconté la joie rencontrée
Et moi perdu, toi que j’aimais, je t’ai oublié.
Je souffre de nouveau… Que j’aimais ta présence !

Personne ne pouvait me rappeler ton nom,
Tu étais l’ange gardien du cœur,
De mon cœur ! Qui a disparu avant l’heure.
Tandis que nous restions ensemble et rêvions.

Ma mémoire est revenue,
Je me rends compte du temps perdu,
Qu’es-tu donc devenu ?
Est-ce qu’un autre homme t’a-t-il plu ?

06/03/2007

« L’essentiel est invisible pour les yeux »

Il disait entendre un chat,
Noir, blanc ou marron, on ne le sait pas.
Le lendemain, il disait entendre un chien,
Noir, blanc ou marron on ne le sait point.
Il disait entendre un cri
Le cri d’une femme jetée dans l’oubli,
Le cri d’une femme brûlée dans les flammes,
Ou d’un amour puissant à faire couler les larmes.
Il disait : « Ne vous éloignez pas !
Un monstre rôde dans ces bois !
La nuit, il vient souffler le vent ;
Le jour, il se promène dans les champs. »
Il racontait l’histoire du vide,
Quand il se promenait dans ces champs de vigne.
Or une semaine plus tard, revenant les voir,
Il criait le monstre, et son propre désespoir :
« Tant de vin que l’on y produisait !
Mais s’en empêcher, il ne le pouvait !
Qu’il soit monstre, qu’il soit bête,
Je dois vivre avec lui, car il est mon maître ! »
D’autres histoires nous parvenaient de lui,
D’autres jugements qu’il faisait sur la vie.
Le voyant, je ne pouvais comprendre,
Ce qui lui passait par l’esprit,

Bien qu’il ne pût qu’entendre…

Je le croisais un jour, il parlait aux gens,
Au pied de la tour, de ce nouveau monument.
Je m’approchais un peu pour écouter ses dires,
Il prononçait des verbes, j’en entendis « Trahir ».
Le voyant bouger, j’eusse pu comprendre un crime,
Je ne sus que plus tard, et ce par quelques lignes :
Que le crime était femme
Et lui victime de cette dame.
Un jour de grande fête, il vint me parler ;
Il me proposa une devinette
Que je ne pus refuser :
« Soyez sans crainte, elle est très courte et très concrète :
Quel est l’animal qui marche à quatre pattes
Le matin, à deux pattes le midi,
Et trois pattes le soir ? »
Je luis demandais avec hésitation :
« Comment savez-vous… Monsieur,
Que je me trouve à cette position ? »
Il me répondit sur un ton gracieux :
« Je n’ai jamais pût réfléchir à la question,
Je ne peux que vous entendre, vous situez,
Dans mon esprit vide d’obscurité,
Ainsi que cette devinette,
Dont la réponse me vient d’un poète
Qui comprit mon manque d’inspiration. »
N’ayant guère put trouver sa solution,
Il s’abandonna à me la chuchoter :
« Toutes mes histoires se rapportent à cette réponse,
L’unique réponse étant un homme. »

Ainsi je compris bientôt, que l’Aveugle par ses mots,
Que moi-même ayant des yeux,
Je ne pus si bien juger l’odieux,
Le monstre, le maître, que tout est Homme !

17/03/2007
* réalisé pendant une étude de français

J’étais tel.

Le pensait-il ? Etait il tel ?
Se croyait il capable ? Avait-il confiance ?
Prendre son élan et sauter dans l’état d’inconscience,
Se faire pousser, comme l’oiseau, de belles et grandes ailes.

Ne pouvait-il pas simplement avancer ?
Glisser, trébucher, tomber, s’écraser
Mourir peut-être, mais tressaillir, gémir,
Survivre quelques instants avant de périr.

J’étais là quand il y eu ce drame,
J’étais là, à côté, à retenir mon âme.
Elle aussi criait le malheur, le désespoir,
Qu’au plus profond de mon cœur, je hurlais le Noir.

Les images me parvenaient,
Ces os, qui sur le sol, s’éclataient.
J’étais là, et j’étais tel,
J’étais mort à côté de cette nature belle.

Personne ne peut comprendre le saut que je fis
Personne, pas même moi, ne peut comprendre cette bêtise,
L’unique et inexcusable bêtise, qu’est d’aimer la vie,
La beauté, la plaisance, la femme ; oui la vie.

Je m’y étais accroché, je pensais pouvoir…
Je pensais être capable, réussir, et la voir…
Jamais ! Jamais je ne la vis, trop aveuglé
Par mon impur corps, et esprits, qui se sont libérés !

Ne l’excusez pas, ne m’excusez pas,
Cela n’en vaut la peine, je suis né mort,
Je ne suis pas mort vivant, mais mort froid,
Et d’ailleurs, je disparus lorsque le Soleil s’endort.

Je glissais, mon corps inerte sur cette eau,
Apaisé un peu, par la pluie qui m’accompagnait,
Les rouges gorges qui chantaient,
La planète qui comme chaque jour, nous pardonne trop.

19/03/2007

L’obscurité s’est éclaircit

Il est vrai qu’hier, je me suis énervé
Je me suis laissé prendre par cette férocité,
Mais maintenant je vois mieux,
Car j’ai reçu le message des cieux.

Il ne faut pas aimer ce que l’on ne connaît pas,
Là était mon erreur.
Il ne faut pas pleurer lorsque l’on n’a pas,
Là était mon erreur.
Il ne faut pas craindre la connaissance,
Là était mon erreur.
Il ne faut pas craindre chacun de nos sens,
Là étaient mes erreurs.

Il est vrai qu’elle est plus belle
Que beaucoup d’autres hirondelles,
Mais chaque jour, chaque semaine,
Encore et encore, les pertes ne sont jamais vaines.

Ainsi était le message des cieux,
Que je reçu le soir même,
Que je pensais pouvoir voir de mes yeux,
Là étaient toutes mes erreurs de peines.

Je nous reconnais bien là,
Être humain que nous sommes,
S’énerver inutilement, à broyer du noir
Et détruire le fruit qui roulerait prêt de nous telle une pomme.

J’ai perdu une partie de ma sagesse,
Pour aimer les femmes, ces êtres absolues,
Qui par leur beauté, et esprits de déesse
Savent vous rendre plus fou que, lorsque vous auriez trop bu.

Mais la femme est vulnérable,
La femme n’est pas un fort imprenable,
Comme nous les hommes, elles sont des sentiments,
Elles nous aiment bien plus que nos oreilles ne l’entendent.

Soyez sans crainte nouveau venant,
La vie n’est pas que passion et amant,
La vie est une jouissance par ces rondes,
Découvrez, voyagez, apprenez, et vous vivrez dans ce monde.
20/03/2007

L’eau

Le Soleil se lève, les oiseaux chantent,
Les feuilles se mêlent, l’eau dans la pente,
Qui glisse sur ces roches, qu’elle taille sans s’en soucier,
Elle bâtit une amitié entre le ciel et de grand pré.

Elle vient à nous, par différents chemins,
Tomber sur nos doux corps de nains,
Glissait et rejoignait la Terre,
Où ses amies les ruisseaux et les fleuves l’attendaient.

Quand elle souffre de la pollution,
Elle se venge par des tempêtes,
Elle vient tomber dans ce bas monde,
Où l’Homme souffre de son acharnement.

C’est temps si, elle n’en peut plus,
Elle se révolte contre nos faits,
Elle envahi les territoires connus,
Nous inonde, nous noie, nous tue.

C’est comme cela que l’on finira,
Si nos bêtises ne cessent pas,
Si notre Raison ne reprend le dessus,
D’ici un siècle, peut être aurons-nous disparus.

20/03/2007

Un rayon de Lumière

Je me promenais dans l’obscurité,
Celle de la solitude du cœur,
Celle qui ne nous fait que sombrer,
Dans l’oubli, l’océan de nos pleures.

Je rêvais pour me sentir plus proche
De cette tendresse, cette délicatesse,
La sagesse d’une princesse,
Une ressemblance à cette approche.

Elle me vint comme le vent
Elle me caressa de ses mots,
M’enlevant chacun de mes maux,
Me laissant ainsi comme amant.

Je la vis me sourire
Voulant m’apprendre à vivre.
Je m’y habituais le temps de rougir,
A ces va et viens qui me faisaient rire.

Je la regarderais passer
Je l’empêcherais de hurler,
Seulement jouir de nos jeux,
Ainsi nous serons heureux.

Le jour venant, nous nous promenions
Le long des rivières, des cours d’eau,
Les plaines que nous traversions
Et des montagnes sous le Soleil chaud.

Quelques fleurs dans nos mains,
Quelques herbes fraîches sous nos pieds,
Allonger, regardant le ciel,
De notre taille de nain.

16/04/2007

Mathématiques

Les Mathématiques en mon oreille me critique
Les Mathématiques est une abeille qui me pique
Les Mathématiques n’est plus mon amie
Les Mathématiques est devenu mon pire ennemi.

« Tu étais si bonne autrefois en cette matière
Que ce passe t’il maintenant ?
Il est vrai que ce n’est pas simple telle une prière
Mais pour la comprendre encor faut-il l’apprendre ! »

Alors qu’il disait ces mots
Je m’évadais pour échapper aux maux
Qui me tourmenterait bientôt
Car je ne serais et ne suis pas comme Eux.

Ainsi il me faudrait trouver ma voie…
J’y ai pensé ! Et réussi
Quelques domaines qui me procurent envie,
Je ne pense pas à l’armée, ce ne serait mon choix.

05/2007

Où Sommes Nous ?

Quel est cet être qui descend des cieux ?
On ne le voit guère bien, depuis là-haut,
Mais pouvons l’entendre de sa voix rugueuse ;
Il s’est écrasé dans ce lac, cette eau bleue.

Quel est ce cri que l’on entend ?
Est-ce ces mots qui se libèrent
De ces feuilles qui les retiens ?
Dans cette étrange atmosphère
Ce dissipe quelques chants,
Telle la mort, qui raide, nous retiens.

La Montagne nous fait peur
Quand le ciel gronde en son sommet
La neige pleure de se détacher avant l’heure
Qui la fait fondre, et disparaître.

21/05/2007

Maman

Une lettre telle que le « M »
Comme les mots d’un enfant
Disant à sa mère : « je t’aime ! »
Le soutient de cet être, tel un remerciement.

La deuxième lettre sera celle du A
L’amour d’une mère que l’on porte jusqu’à soi,
La berceuse de chaque soir dans ces bras de douceur,
Une caresse au visage qui nous apporte bonheur.

Reprenons ainsi ce dernier : « je t’aime »
Un mot simple mais puissant, l’intonation du M
Qui par ce mot et ces lettres, y retrouverons « MAM »
Une syllabe seulement pour celle de la femme.

Le temps passe et nos années s’écoulent,
L’oiseau dans les airs qui parfois roucoule.
Bientôt la majorité, et mes dix-huit ans,
Mais encore en ce jour ces mots : « Je t’aime maman ! »

03/06/2007

La Liberté

Quelle est-elle la Liberté ?
elle s’amuse la Liberté
elle se balade parcourt le monde
jusqu’au jour où elle ne peut plus faire de ronde
la Liberté.
On lui demande comment elle va
elle ne répond rien, la Liberté
elle s’amuse, elle fait des va et vient
elle nous approche quand ça ne va pas
elle repart quand ça va bien
elle est libre la Liberté.
La Liberté est forte et sait s’imposer
Parfois elle libère de pauvres pays
dont les gens en joie la remercie
la Liberté parfois se fait avoir
et elle cri au désespoir
mais on vient toujours la sauver
parce qu’on l’aime la Liberté.

12/06/2007

La feuille

Un arbre dont les membres étaient couchés
laissait de son haut tronc
une feuille légère
s’envoler par delà les monts
elle partait loin la feuille
ne se retournait jamais
la feuille faisait son deuil
d’avoir quitté son arbre adoré.
Elle dansait quand le vent chantait
et venait et repartait ou dansait avec cette beauté
et tout les deux ils parcouraient
les dunes sablés et les mers et les ruisseaux
mais la feuille voulait partir seul au-dessus de l’eau.
Elle était courageuse la feuille
partir dans d’autres pays
passant une fois par l’Arabie
la feuille se reposait sur quelques portes feuilles
puis
elle partait de nouveau
rencontrant d’autres familles de feuilles
la feuille
et jouait
et dansait
et de nouveau la feuille chantait
et glissait sur son amis
et grimpait les montagnes de buis
c’est alors que l’Hiver s’installait
et la feuille avait froid
et la feuille devenait dure comme du bois
et la feuille gelait puis mourrait.

18/06/2007

La putain de vie !

La vie, une longue route où le paysage
Qui la borde est loin d’être des plus sages.
On commence au feu et quand il change de couleur :
Le départ, la naissance, la figure en pleure.

Tout intriguer de toute part nos regards posés,
Nous observons ce nouveau monde gorgé
De petit coin, de petites choses obscures et claires,
Des bâtiments qui chaque jour deviennent grand dans l’air.

Les jambes nous poussent, l’esprit devient fort,
La société a voulu qu’en ces temps aussi,
Nous éprouvions plus que la normale des vies,
Le sexe opposé devient notre seul essor.

Le chemin continu, ce n’est plus ni à pied,
Ni en vélo que nous traversons tempête, orage ou grêler,
Bouteilles d’alcool ou d’autres dopants sur cette route givrée
Ne laissera que quelques véhicules s’échapper.

Que toute la jeunesse, la beauté, la naïveté
S’effacent de notre esprit consterné,
Se veut libérer en cherchant chez d’autres confort et sécurité ;
L’approuvent enfin, et la famille est fondée.

Les années passent, la confiance aussi
De nouveau, de nouvelles routes et directions,
Pour les nouveaux nés en permission
Dont finiront bientôt leurs cris.

On vieillit, s’approchant de la terrible Mort,
Qui nous apprécie autant qu’on l’appréciera
Quand les secrets seront découverts et les mensonges à bas,
Elle nous a enculé d’abord, la putain de vie sourira à la Mort.

04/07/2007

Le Retour De La Pluie

Elle glisse le long des grandes vitres,
Se matérialise quand il fait froid
Chaque goutte fait sa course jusqu’en bas,
L’homme les récupérera par litre.

Quand elle nous tombe dessus
Certains se mettent à l’abri,
D’autres voient le ciel déchu,
Moi, je souris en mon esprit.

Le vent la transporte, l’amène, la guide
Les fleurs la demande, la prie la désire
C’est en notre corps que cette douce réside,
Nous devons lui rendre grâce pour ne point périr.

16/07/2007

Qu’est ce que L’AMOUR ?

Comment ne peut on aimer cette pleine sagesse :
Deux personnes rapprocher se font un câlin ;
Tandis que des vicieux admirent ses seins,
Son amant la rassure par de douces caresses.

Ces jeunes êtres appréhendent l’envie,
Dans une chambre, ils exclament leur désir,
Se déshabillent et crient le sexe :
Que le monde subisse leur plaisir.

Les voilà qu’ils commencent leurs embrassades !
Leur visage se mêle, un détour par les lèvres,
Et maintenant ils descendent aux poitrines admirables !
Tandis que je suis seul, écrivant ces lettres.

Que pouvons-nous faire contre femmes et beauté ?
J’aime leur esprit, leur remarquable fraîcheur
Elle nous procure cette unique gaîté,
En les remerciant par notre aigue lenteur.

On ne pensait qu’à cela, et elle aimait sourire,
C’était avant de nous mettre à en jouir…
Puis il arriva, ce fut différent, un autre amour
Celui qui changerai notre vie pour toujours.

16/07/2007

L’illusion d’un amour sous la pluie.

Dans ce pays où tout est vert
J’entends le chant des oiseaux
Mais je suis plus sourd que j’en ai l’air
Quand il ne pleut pas à flot,

Cette eau qui descend d’un vide immense
Pour la terre et sa population, noyer
Sous des cris de joie tant aimer
Quand tous au même rythme dansent.

Je suis là, sur une chaise, j’attends,
Que de ce ciel viennent l’or
Comme jadis elle fut apportée par l’Ange fort
Que j’aime tellement à présent.

Hier, inondé toute la journée
Je n’ai pu sentir que sa fraîcheur m’envahir
Mais je la savais là-haut, m’appelé
Par le chant de l’eau qui vient de périr.

Le vent qui se glisse entre les branches d’arbre,
Le souffle qui transporte les graines de la vie,
Sont ses délicates caresses sur ma peau de marbre
Et sa respiration qui me guide à ses lèvres polit.

Elle me manque, je la crois près de moi
La caressant avec douceurs, de mes longs doigts,
Mais cette illusion me surprend avec effroi
Quand de mes yeux, elle ne peut être là.

17/08/2007

Les Derniers Instants

Sous un grand arbre je me refuge,
Il fait froid, trempé, un terrible déluge
S’est abattu sur cette contrée
Où j’ai vécu une enfance passée.

Revenu de mes jours conté
J’eu l’envie de la revisité
Pour un dernier souvenir
Avant de m’allonger et de mourir.

Cette terre qui jadis fut mienne
M’est refusé avec tragique halène ;
« Pourquoi fuir de nouveau ?
Autant se jeter à l’eau ! »

Ses derniers mots glissèrent sur son souffle, tombèrent sur le sol mouillé, s’enfoncèrent dans le grand gouffre, où la vie l’aura mené.

18-20/08/2007

La pluie, un retour apaisant ?

Le ciel est bleu
La chaleur se fait sentir,
Les nuages loin d’eux
S’approchent rapidement avant d’y périr…
Je l’attends derrière cette fenêtre
Je rêve de ce moment
Où l’eau glissera sur nos êtres
De nouveau pendant longtemps…
Apaisé, nos esprits malades
Se mêlent les uns aux autres
Se promènent, se baladent
Se purifient, exclament leur joie…
Peut-être viendrait elle tous nous engloutir
Me noyer, prendre ces vies
Qui jadis fut à la Nature
Si le Dieu de la résurrection nous veut mourir…
Au haut de la colline
Je m’imagine
L’eau par-delà cette ville dénudée
Se répandre jusqu’à nos pieds…
A mon tour devenir sienne
Et disparaître dans ce fleuve nommé
La Seine.

12/09/2007

Ce Que Veulent Les Femmes !

Les femmes sont des créatures sublimes
Qui cherchent à plaire et à être vu
Par les hommes, devenir rimes
Sur lesquels ils danseront nus.

Les femmes sont sensibles et refermées
Mais elles sont malignes et destructrices
Elles trouvent amusant à séduire pour détruire
Le cœur des hommes les plus naïfs trouvés.

Les femmes sont fidèles
Mais point entre les hommes,
Les amitiés femelles
Valent plus que pour ces jeunes.

Puis le temps passe
Les hommes deviennent matures
Les femmes ne font plus murs
A ces êtres qui aiment leur chasse.

Les femmes se ravirent
De pouvoir enfin sourire
Avec ces bêtes qu’ils étaient
Ces anges qu’ils seraient.

Les femmes partagent alors
Les plaisirs, les loisirs, leur or
Elles sont plus bruyantes cependant
Que les hommes se veulent plus indépendant…

12/09/2007

Toi

Tu me hantes chaque jour, chaque nuit,
Tu me harcèles par-delà même mon esprit
Je te savais en un lieu imaginaire, quelque part,
Et ce lieu, c’est mon cœur, et tu es mon art.

Je te sentais comme si dans mon lit tu te trouvais
Je te caressais de ta peau si douce
Comme celle qu’on embrasse après la douche,
Et nos langues tournaient à cette union qui nous plaît.

Tu te redressais nu de cette chaude baignoire
T’allongeant sur ce nouveau décor formé,
Un château formes dont tes jambes faisaient rempart
Et tout notre passion et nos désirs devinrent comblés.

Allongé devant ton être mi courbé
Je sens sur ton corps, mes mains te brûler
Par leur hardiesse de leurs caresses
Je devenais ton homme, le bonheur de ma prêtresse.

Ton unique présence
Sait réveiller mes sens
Sait réveiller mon corps de mes latences,
Continuelles latences sans importance.

24/09/2007

La Force Pour Toi

Assis de l’autre côté du quai
Je la regarde chaque jour
Sa tête qui vers le bas penchait
S’affirmant peut-être « Demain j’y tomberais ».

Et si c’était le cas,
Et si demain, devant moi,
Elle se jetait sur ce long chemin
Où d’un jet électrique sous ses mains,
Son corps chauffer et son esprit envolé,
Je ne pourrais jamais plus la revoir
Jamais plus l’embrasser du regard,
Lui adresser quelques paisibles mots.

« Je vais prendre cette Force
J’irais face à face la regarder
J’irais ainsi lui parler
La sauvé par mes mots, de son sort. »

26/09/2007

Le Désespoir

A tout instant, votre catégorie sociale
Peut être effacé, et vos biens volés,
Votre famille disparaître de l’immense salle
Que l’on nomme société.

Où sont passés tous ces gens ?
Hier encore ils me parlaient
Discuter avec moi du beau temps
Rire parfois de mots qui plaisaient.

Où sont-ils donc partis ?
Suis-je seul maintenant dans ce monde, dans ce pays,
M’ont-ils tous abandonné ?
Encore une fois, le dernier informé.

Les rues sont vides, l’atmosphère lourde
Je cherche et cherche encore, mon esprit perdu,
Plus de souvenir, mais il me reste cette fourbe
Que l’on a quand on cris la colère apparue.

Je sens la vie m’abandonner
Seul dans ce monde, désemparé
Peut-être demain me réveillerais-je
Sous une épaisse et douce couette…

Mais rien n’arrivera, car je ne rêve pas,
Je suis mort hier, dans mon désespoir :
De ne jamais trouvé le chemin
Qui m’aurait sauvé de faire la manche pour un pain.

02/10/2007

Un peu de Philosophie ?

Un qui suis-je ?
Un que sais-je ?
Un que fais je ?
Un que vis je ?

Si « je pense » pour certains, c’est que je suis,
Si je pense que « je sais » c’est que je sais que « je pense que je sais »
Si je me représente des objets c’est que je fais,
Et si je sais que « je pense » c’est que mon esprit vit.

Un pourquoi, un comment ?
Vers où, d’où à où ?
A qui, à quoi, à quand ?
Dans le futur, le passé, le présent ?

Parce que la pensée nous distingue des animaux ?
Pour aller là où l’on n’est pas allé, l’endroit « où » …
Car ainsi changeons nous, notre époque, un seul peuple, un seul lot
« Dans le présent : passé du futur, futur du passé » dira ce fou !

17/10/2007

L’amour Ensemble

Sous la douche tous les deux,
L’eau qui te touche quand je te caresse,
Mouille ta culotte d’où j’y sens cette fente,
L’arpentant, tu te dresses jusqu’aux cieux
Et tu me serres contre ton corps brûlant,
Je te défais de ce tissu y glissant la Sagesse,
Qui te fera rougir, mes baisers sur tes seins,
Mes mains sur tes formes arrière,
Les tiennes coincées, entre tes cuisses et nos membres.
Je te désir et je te prends,
Je te colle au mur gelé
Nous unifions avec sérénité
Tu me plais, je te plais, tu me gardes et je te retiens.

17/10/2007

Les Points Communs en Elle

C’est en voyageant par-delà les lieux
Par-delà les rencontres affectueuses
A échanger nos paroles, nos pensées,
Que je les ai enfin trouvés.

Visage ovale, non pas maigre ni joufflu,
Regard profond de couleurs n’importe,
Des lèvres qui sur le visage comme une belle porte,
Qui par-delà se trouve toute l’or qui fut,
La chevelure lisse, blonde, brune ou châtain,
La douceur que je sens sous mes mains,
Le sourire émerveiller de ces quelques figurent
Qui dans ce monde sont les seules qui ne me font pas Mur ;
Ni petite, ni grande de tailler, cette moyenne générale
Dont assis à côté de cette grandeur,
Je pourrais m’abaisser pour embrasser ce cristal
Celui qui dans notre cœur est nommé : splendeur.

J’avance des mots pour apprendre et comprendre,
Et quand je reçois une demande à la connaissance,
Alors je peux dire que cette personnalité sera plaisance,
Et je ne considère plus Autrui, mais Elle qui en mon esprit entre.

22/10/2007

Les préjugés, les jugements pour Elle

Je sais qu’il y a des filles telles,
Ou comme ceci, ou comme cela,
Que l’on n’aime pas les savoir là,
Dont on rejette cette présence qui peut être belle.

J’ai compris au fil du temps,
Que nos préjugés et nos jugements
Ne seront jamais fondés
Sans une approche, sans rien leur parler.

Pourquoi les injuriés, pour une façon de s’habiller ?
Pourquoi croire que seul notre être, ou la généralité
Devrait devenir pour tous, la normalité ?
Ainsi nous sommes, les juges, la bêtise incarnée.

Ma nature veut être séduite par Elle plus discrète,
Qui par quelques regards semble plus Douce,
Plus mature, plus enfantine, ou affective peut être,
Comme notre être, dans la baignoire, unis par la mousse.

Alors oui, certaines me plaisent sans les connaître
D’autres moins, sans non plus les connaître,
Ainsi j’assume mon indifférence,
Mais en rien un jugement sur la non-reconnaissance !

22/10/2007

Le Feu

Il naît au fin fond des bois
Les plus sombres, les plus ténébreux
Pour leur donner lumières et couleurs généreuses,
Ou pour les punir de leur société sans lois
Où seul les plus forts, les plus hauts
Ont leur place sans souffrir de quelques maux.

Sa lumière à lui est éternelle,
Tant qu’il y aura de la vie,
Tant qu’il y aura la souffrance et le plaisir,
Quand le ciel et la terre mêlés
Il frappera le pêcher
De sa foudre fraternelle.

Il brandira son être par-delà les Monts les plus grands
Il punira les misérables de leurs gestes imprudents
Il réjouira les malheureux de leur sort méprisable
Il fera chanter à tous criant, cette Fable
Que l’on appelle la vie,
Il grignotera chaque parti de nous
Qui ne sera digne d’être ici avec Lui :
Le Chaud, le Beau, le Réconfort, le Feu, notre Tout.

04/11/2007

Le réconfort

Seul sur un grand canapé
A regarder vers l’avenir, comme vers le passé
Cherchant toutes choses, tout être
Qui ne soit ni bandit, ni maître,
Qui réconforte mon âme solitaire,
Mon pauvre esprit entouré de chaire.

Plus tard, par-delà la fenêtre de verre
J’apercevais cet être qui me sera cher,
Une fille à la chevelure resplendissante
Remarquable à regarder, qui plus est charmante
Quand elle m’adressa quelques mots
Après l’avoir rattrapé, oubliant tous mes maux.

« Pourquoi me suivez-vous, jeune inconnu ? »
Sans réfléchir, mes mots lui dirent qu’elle me plût.
Ne sachant que dire, elle détourna la tête et souris,
« Il me faut l’inviter ! » à cet instant je me dis.
Tandis qu’elle repartait en marchant
Je l’invitais chez moi en le criant ;
Regrettant un court instant ce méfait exprimé
Qu’elle corrigea en souriant, pour accepter.

Elle me suivait sans un mot dit
Je me demandais si j’aurais la force en mon esprit
Pour lui parler sans bégayer
Pour s’installer sur ce grand canapé ?

Elle le fit d’elle-même le voyant,
Lui apportant quelque chose à boire
Elle refusa délicatement
M’invitant à la rejoindre par son doux regard.

Je m’asseyais à l’autre extrémité,
Je ne savais même pas comment jusque-là j’en étais arrivé ;
Quand je la regardais son visage m’apaisait,
Puis elle s’allongea, posant sa tête sous mon regard muet.
Je ressentis soudainement, cette présence que je cherchais,
Comprenant qu’ici même, je n’étais plus seul,
Que cette princesse avec plaisir partagerait
Si son esprit, son âme et son corps le veulent :
De la tendresse, de la sagesse, de sa délicatesse
Un échange affectif empli de réconfort,
Quelques baisers, de douces caresses ;
Allongé sur ce canapé pour un agréable moment.
09/11/2007

Désolation

On se promène, on s’amuse, on sourit
Regardant le ciel et le beau temps
Admirant le vol de l’oiseau gris
Laisser exprimer quelques mots pour ces gens.

Le reflet du soleil dans les vitres des grands bâtiments,
L’air frais sur notre peau y dépose la sagesse
En cette paix totale, où il n’y a plus de tristesse
Où l’on peut aimer à vivre en ce présent
Bâtir des vies, élever des enfants
Apprendre d’autrui tout en s’amusant.

Mais un jour par ce même plaisir
Un obus tomba comme un énorme ballon
Aux pieds d’un enfant qui ne les trouvera plus
Car pour le reste du monde, il aura disparu.
Les grands bâtiments, les gens qui périrent
Un souffle du vent arrachant le cœur de ces hommes bons.

Je ne criais pas allonger sur cette herbe
Devant moi New York, ancienne ville
Un continent modifier, voilà quelques nouvelles îles,
Mais bientôt éradiqués par un unique verbe …
« Tirer. »

On le disait « sympathique »
Le félicitant à cette découverte
Tenant dans ces mains la bombe atomique,
Qui nous détruira sans émettre une alerte.

On lui sourira encore de nos corps inertes
De nos têtes vides, sans peau sur les os
Le sang parfois dégoulinant à nos mots
Qui le remerciera qu’humain il ne peut plus être.

16/11/2007

Je suis dans la Merde

J’écris ce poème car à cet instant je suis cerné : je ne sais où je ne vais ni ne sais d’où je viens. Ma vie écolière est un enfer, mais dès demain : JE VAIS TRAVAILLER !

Mon enfance fut solitaire,
Timide j’étais, seul à rêvasser des airs,
Des frères toujours doués, travailleurs, tant appréciés,
Seul j’étais à rêvasser vers de lointaines mers.

Depuis que je suis tout jeune garçon,
Je n’ai jamais réussi à être parmi les bons,
Je ne comprenais ni ne comprend aujourd’hui
Ce que je suis pour le monde, dans toute cette vie.

Savez-vous ce que c’est d’être médiocre en tout ?
De ne jamais avoir pris entre ses mains
Cette propre responsabilité, de choisir non pas le chemin,
Mais les outils pour le franchir !

Il en vient un temps un peu tard
Où les gens vous montrent qu’il n’est pas trop tard,
Car l’hypocrisie de ces gens bons,
Ne peuvent comprendre le mal qu’ils font.

J’ai le bonheur d’avoir un petit frère,
Doué d’intelligence, de mémoire, ou tout ce que vous voudrez,
J’ai le malheur chaque jour d’être ridiculisé,
Car même moi, suis-je humain et ressent la douleur.

Qui de ces gens peuvent comprendre ces mots ?
Peuvent comprendre ma peine ?
De les voir fier, passé devant mes maux,
Qu’au fond je préfère garder sans sirène.

Des parents qui veulent ma réussite,
Ne pas comprendre qu’il me faille plus de temps
Que mes frères et leurs bonnes conduites
Peuvent apprendre plus, en si peu de temps.

Depuis des années, je me sens nul, bête, affamé
De savoir, que je n’arrive à bien garder
J’en ai plus qu’assez…
Mais personne ne peut comprendre ma douleur endurée !

Je ne sais pas… faites quelque chose !
Mais comme avant, je suis seul, désordonner,
Si je veux m’échapper, une seule réponse : se battre avec succès,
Devenir comme eux, par ma force et ma volonté !

20/11/2007

Drôle de vie

Ce qui est drôle lors d’un devoir
C’est toutes les têtes que l’on peut voir
Les expressions des visages énervés
Par le manque de savoir qui vient nous troubler.

Ce qui m’amuse quand je sais
Que je suis fichu devant le fait
Que je n’arriverais à aller plus loin
Comme l’auront fait ces grands physiciens ;
C’est de sortir de cet univers,
Le monde stressant sans en avoir l’air,
De m’échapper par des pensées
Qui se glissent par-delà mes vers.

L’homme est naturellement mauvais
Il naît idiot, sans espoir, sans envie,
Il est unique, mais commun à ces déchets
Que l’on jette, car plus à rien ils ne servent, dans la vie.

Nous le sommes tous, et moi compris,
Je pense à cela, mais n’y change pas,
Car à quoi bon tenté de vouloir faire des choix,
Si nous sommes seuls dans un monde sans foi ?

Je n’ai pas la foi en Dieu
J’ai la foi en mes pensées
J’aime à me savoir raisonner
Je sais au moins, que je suis comme eux.

Une seule chose me différencie
Il me semble chaque jour revenir
Au point de départ, oublier tout ce que j’ai appris,
Un nouveau-né, encore ces instants à revivre.

26/11/2007

Il y a une vie

Il y a des jours comme celui-ci
Où la nuit m’engourdie,
Il y a des jours comme celui-ci
Où la faim m’appauvrie,
Il y a ces jours et pour toujours
Telle une histoire sans fin
Qui glisse sous ma plume tenue par ma main.
Il y a des jours comme celui-ci
Où je perds l’espoir d’être ce que je suis,
C’est-à-dire quelque chose dans cette vie
Qui est un sens sans mépris.
Il y a des jours comme celui-ci
Et il y en aura toute ma vie,
Il y a des jours comme celui-ci
Je n’y peux rien alors je fuis.
Il y a des mots comme ceux là
Les mots d’un être sans voix,
Il y a un mot parfois
Qui veut me garder auprès de soi,
Et ce mot n’est pas la « loi »
Ce mot n’est que ma « foi ».
Il y a des gens comme vous et moi
Il y a des blancs, des noirs, des chocolats,
Et pourtant malgré cela
Je ne peux voir plus loin que mon propre choix.
Il y a ce temps parfois pourri,
Le clair de la lune bien à l’abri,
Le soleil fort a déguerpit
Et la pluie qui tombe m’adoucit.
Il y a les querelles entre amis
Il y a les batailles entre ennemis,
La rage de vaincre tel un défit
La peur de perdre avec soucis.
Il y a au dehors le bruit
Il y a le silence par ici,
Cette triste ou douce mélodie
Que l’on cherche souvent sans répit.
Il y a ceux qui vous apprécient
Il y a ceux qui vous haïs,
Mais je ne puis dire qui de ceux-ci
Peuvent être en moi la simple garantie
Que j’existe en ce monde incompris
Que je suis libre et sans sursis.
Puis…
Il y a le papier sur lequel j’écris
Il y a le destin sur lequel je suis,
Un regard en vain vers l’avenir
Une pensée vaine certes, mais peut être un sourire.

02/12/2007

Il y des mots

Il a appris
À gagner sa mie,
À voir sa vie
Défiler comme un prix.
Il a vécu
Sans avoir perdu
Tout ce qu’il lut
Tous ceux qui fut.
Il a aimé
Adoré et pleuré
Observé et renfermé
Sur cette femme enchantée.
Il y a ces mots
La parole du faux
Il y a ses maux
Qui le noie dans l’eau.

03/12/2007

Joyeux Noël

En ces temps de fraîcheur
Mais aussi de bonheur
Où l’air devient pur
Où notre chaleur s’attache aux murs,
Je vous écris ces mots
Pleins de feux enchantés
Qui j’espère brûlerons vos maux
Que cet Hivers a apporté.
Je n’ai point de cadeau à vous offrir
Ou de chocolat à vous envoyer
Juste mes mots, qui m’aide à vivre
En cette année désemparée.
Cessons un instant de parler de malheur,
Cherchons ensemble quelques autres bonheurs
Pour nous faire sourire, rire tous en chœur,
Au coin de la cheminée qui émane cette chaleur.
Je vous remercie pour cette photo
« Etretat – Moulin du Mont »
Qui nous rappelle les douces saisons,
Au pied de la mer, votre voisine d’eau.
Ma présence sera ailleurs en ces jours de fête,
Mais mon cœur pour toujours
Dans chacun de vos êtres
Qui vous gardera à jamais contre lui.

18/12/2007
* À mes grands parents

La nausée de notre personnalité

Des maux qui viennent, des maux qui partent
Des gens qui parlent, qui aiment débattre
Les dires des autres qui m’attaquent
Qui me vole, qui me claquent.

D’autres choses s’attachent à moi
Et moi à elles sans effroi,
Parfois vivantes, parfois ma fois
Qu’elles ne me voient pas.

La fraîcheur m’accompagnait
En ce levé de jour discret
Et le vent me repoussait
A venir chercher ce nouvel Air.

Ils m’empêchent ! C’est ce que je croyais,
Mais en fait je m’empêchais
Moi-même d’avancer
Peur de rencontrer l’inconnue adorée.

A y réfléchir, ne sommes-nous pas schizophrènes, tous ?
Double personnalité qui se cache au fond de nous
Car si nous sommes le bon, le souriant,
Qui est le triste, le malheureux, le perdant ?

Pourquoi nous sentons nous différent
Parfois capable de bien plus
De vaincre toute chose agaçante
De ressentir le pouvoir ou l’inefficacité ?

Nous sommes tous : deux
Nous sommes tous : un
Près à détruire vos vœux
A rétablir la Fin.

21/12/2007

L’attente du train

J’ai raté mon train
A deux minutes près,
A croire qu’ils l’ont même fait exprès
De me faire venir en vain !

Je me trouvais une place
Assise sur un banc
Pour attendre une heure de blanc
Avant que l’autre train ne me chasse.

Les gens regardaient l’horloge
« Tic tac, tic tac » qu’elle faisait en silence,
Le temps passait si lentement
Dans ce grand hall, mi ouvert, mi fermé.

Une même place, pour de nombreuses personnes
Tant qui parte, et tant qui viennent
Mais dans ce lot, très peu qui reviennent,
Peut-être sont-ils heureux, peut-être pas
A cette nouvelle heure qui sonne.

29/12/2007

Un voyageur du train

Un voyageur assis à côté de moi,
Dans un train ni regard, ni voix,
Où l’homme dort à cette fin,
La fin de ce jour, un voyage dans ma main.

Si le voyageur assis à côté de moi,
Penchait son regard sur ces mots sans loi,
Que penserait il de son sens imprécis ?
Que penserait il simplement, si ?

Je ne sais pas, je ne le peux pas,
Un instant pourtant, je me suis dit ;
« Va-t-il regarder, puis me lire ? »
Peut-être quand je l’aurais fini…

C’est alors que le voyageur
Assis à côté de moi,
Haussa pendant un moment sa voix
Pour me souhaiter : « Bonne année ».

5/01/2008

Savoir Aimer

Je t’ai touché un jour
Et j’y ai pensé toujours :
Te caressant la main
Tu la refermais sur mes doigts,
Doigts qui s’enfonçaient en vain
Loin sous cette couverture sans loi.
Je glissais mon regard dans le tien
Mes lèvres contre tes pulpeuses
Ma langue avec ta douce et heureuse
Que j’abandonnerais pour tes seins.
Plus tard, par tes envies
Je descendais bien au-dessous
De ton nombril, tes hanches jolies
Te prenant bout par bout.
Mon humide et chaude
Te faisais tressaillir, gémir,
Des bouffées de chaleur, avant de jouir.

Bientôt renversé,
Je pourrais t’observer,
A mon tour sous tes baisers
Tes caresses enchaînées,
Sentir ton humide et chaude
M’y faire placer,
De force ou de gré
Me ravir de cet instant aimé
Me consoler de gagner l’impureté,
Mais maintenant me donner
Ce que seule toi pouvais inventer,
Un mélange d’amour, de sensualité,
D’envie, de désir, de plaisir malaxer,
Qu’on se partageait
Sur ce grand canapé,
Nu mais point désorienté,
Comme deux, qui savent s’aimer…

19h20
09/01/2008

La Peur

La peur se lasse parfois
De toutes ces choses
De tous ces gens
De ce monde sans loi.

La peur est en un homme
Un homme comme vous,
Comme moi, comme personne ;
Cette peur est toujours en nous.

Dire que son noir est fort
Que son blanc est de bon sort
Qu’en est-il de ses cheveux
De sa couleur de peau.

La peur d’elle-même
Qu’elle ne soit plus seule
La peur des autres,
Les lanciers et leur grande gueule.

La peur viendra un jour
Détruire toutes nos vies
Nous enlever notre bonheur
Nous laissant quelques souvenirs.

Vivra, seul l’unique
Sans frère, sans amis
Mais le sentiment d’être un géni
Enfermé dans une lampe magique
Que jamais plus personne n’ouvrira,
Car encor et toujours, seul, il sera.

Se souvenir de ce beau visage,
De ses mains bien mignonnes
De son sourire agréable
Ses lèvres qui semblaient si douce ;

Et pourtant des souvenirs en vain
Car ils ne le sauveront pas
De la peur et de ses craintes,
De sa solitude qui le tuera.

16/01/2008

Une âme perdue.

Un jour où le ciel gris souriait
A la terre, à mon simple esprit,
Je le rejoignais, je m’évadais
Loin de l’obscurité, prêt de cet abri.

Je l’ai cherché bien longtemps
Cette lumière, cette romance louée
Ses mots, de ses lèvres envolées,
Et bientôt rejoins pour très longtemps…

Elle avait de ces charmes que l’on ne trouve plus
Dans ces gens qui oublient ce qu’il leur plu,
Un enfant, un adulte, une personne pour ce tout,
Son âme, la mienne, n’a jamais perdu.

Où chercher maintenant ?
Où regarder, où pencher l’esprit ?
Sur des bêtises, sur des préjugés écrient ?
D’eux ; qui ne savent rien de leur vie !

18/01/2008

La Justice est un Pouvoir

Si j’avais le pouvoir,
J’aurais le sabre de la justice
Sa lame aiguisé et tranchante,
Pour ceux qui ne peuvent la voir.

Si j’avais d’autres pouvoirs
J’effacerais l’histoire
Des irrespectueux,
Pour adoucir la peine des malheureux.

J’apprendrais au monde le sens de la paix
Comme Kirua, le coupable des graves méfaits,
De ma lame vengeresse aux aguets.

« Je vous tuerais sans hésitation
Car vous n’êtes que des insectes insignifiants
Que l’on élimine sans perdre notre temps,
Si je dégaine, personne n’y fera attention. »

Je suis la réincarnation
De ce monde et de sa passion
De ses maux vagabonds
Et mon verdict seul, sans restriction.

19/01/2008

Le Jeune Monde

J’ai remarqué que certains devoirs
Sont inaccessibles à quelques Hommes
Comme les naïfs en personne
Qui ne peuvent comprendre ce qu’il faut savoir.

Ainsi je pense qu’à notre naissance,
Les émotions qui nous enlacent
Sont aussi le décret dès l’enfance
Que des choses nous seront inaccessible.

J’ai toujours pensé être mauvais
Et maintenant je comprends mieux ;
Je ne suis pas fait pour certains faits,
Mais pour plus, dans d’autres lieux.

Ainsi est construit le monde,
De spécificité à la ronde,
Mais comment se l’avouer
Qu’au-delà de notre crédulité

Nous ne sommes point assez doué
Pour pouvoir, à tout, accéder.
« Insatiable » mot français
Dans un devoir, moi je ne sais !

Il n’y a rien à faire,
Si l’on différencie les classes
Comment reprocher de ne le savoir guère
Quand nous y sommes, face à face !

L’homme plus adulte nous tombe dessus,
De son incompréhension à la nôtre ;
« Mais ce n’est rien, si je ne pus !
Mon ignorance n’est pas votre ! »

L’Epicure avait raison,
Car avant de le rencontrer,
J’avais en moi, la même raison,
Alors qu’est-ce que « tout » ? A côté de philosopher…

22/01/2008

Le Chant D’un Bon Temps.

Depuis longtemps
Il y a ces gens,
Dans la fraîcheur de l’hiver,
Ils prennent leurs paires de gants
Sortent de leur argent*
Sous la neige en mouvement
Au dehors sur le banc
Où l’on s’assoit par moment
Levant la tête et regardant
Quelques flocons descendants
Sur ce tapis blanc…

Caresser par le vent
Nos corps, nos sangs,
Cet oiseau qui volant
Se pose par là et nous attends
Moi et les miens l’écoutant
Chanter sa mélodie réchauffant
Qui appelle nos âmes bouillonnantes
Qui s’échappent par ce chant…

23/01/2008

La Volupté

La volupté est un air agréable
Une rime d’une fable,
La douceur d’une caresse
Que le vent nous délaisse.

C’est l’ensemble des mots
Qui flottent sur l’eau
Qui s’introduisent en nous
Et nous font sentir son tout.

La volupté nous plaît
Entre deux, elle apparaît,
On la regarde et on la goûte
Sans ne jamais perdre une seule goutte.

La volupté n’est pas notre,
Et jamais ne nous appartiendras,
On la cherche chez les autres,
Unique personne que l’on savourera.

Mais quand nous l’attrapons
La volupté disparaît
Telle une neige de flocon blanc,
Au-delà de tout aspect.

25/01/2008

La Théorie Quantique

L’espace-temps de la théorie quantique,
Cette infinité, qu’est le nombre des dimensions
Un moi, peut être mieux
Un moi, peut être pire ;

Jadis, Atlantis en atlantique,
Était la mythologie de grandes intentions
Un rêve gracieux
Mais inaccessible à en mourir.

Si je suis assis en cette heure, en cette classe
Dans une autre dimension peut être que cette classe
N’est plus rien du tout :
Un morceau de cendre dans une guerre de fou !

Qui suis-je vraiment ici ?
Mon existence n’est pas confirmée
En un lieu unique et précis ?
Je ne suis donc rien de réel
Rien de concret,
Je vis chaque jour cet irréel
Comment savoir ce qui est abstrait ?

Pourtant, je connais, je ressens,
J’aime, j’apprends et comprends,
Je vois, je touche ou je goûte,
Je parle, j’échange et j’entends ;

Est-ce suffisant, pour savoir que j’existe ?
Que ce Louis que je suis
Est bien là, parmi eux, près de lui :
Ce lieu qui me fait être Louis ?

Si je meurs dans cette dimension,
Suis-je donc mort dans une autre ?
Et si j’écrivais ces mots déplacés,
C’est que dans un futur, j’y aurais pensé ?

28/01/2008

Pour Vous, Lecteurs, Lectrices

Je vous écris ces mots
Vous déclare ma reconnaissance
Pour m’effacer quelques maux
Et pour remercier votre bonne conscience.

Je suis un de vos nombreux élèves dévoués
Et je doute que vous sachiez
Quelle est la personnalité qui vous écrit,
Cela n’a pas d’importance madame, je vous remercie.

Il vaut mieux qu’aujourd’hui vous ne me découvriez,
Car je ne veux pas, que vous vous sentiez troubler,
Que vous changiez, non ! Je m’en voudrais,
Moi qui ai apprécié ces heures à vous écouter.

Je suis poète, et quelque part,
Mes dires attrapent la joie ;
Parfois au bon moment,
Quand je ne supporte plus de Les voir.

Je suis âme troublé et cœur perdu,
Je marche dans les ruines d’un futur tracé,
La philosophie me maintient à cette vie, épuisé
De chercher un réconfort qui ne sera plus.

Je vous écrirais autre lettre
A la fin de cette année,
Alors je me découvrirais
Une dernière fois pour vous remercier.

Si par malheur vous saviez qui je suis,
N’intervenez pas, car chaque jour,
Je marche au bord d’un gouffre
Que l’on nomme « fin », que je nomme « peur »,
La peur d’y tomber, à ne jamais en voir la fin.

Pourquoi je vous dis tout cela ?
J’avais rencontré dans le passé autre professeur
Qui voulait bien m’écouter, moi soldat,
Guerrier solitaire, cherchant le bonheur.

Je suis bien égoïste dans le fond,
De vous imposer mon ombre,
Plus tard, j’espère être pardonné
De cet actuel désespoir endurer/

Je pensais toujours que je pouvais
Tous les comprendre, et je l’ai fait,
Alors pourquoi je ne sors pas de ce noir-là ?!
Parce que… Aux yeux des autres… Je n’existe pas…

Je veux savoir, que quelque part je vis,
Par ces mots que vous lisez
Que mes pensées viennent se dédier
A tout ce dont je vous écris.

Rassurez-vous, si vous vous inquiétez,
Que la mort pour moi est une bêtise,
Que l’inconscient qui n’a rien compris à la vie
Penserais à s’y jeter.

Mais de mon jeune âge, vous me diriez :
« Que connaissez-vous de la vie ? »
Et je vous répondrais : « Je la connais,
Je la ressens, je la pense et je la vis.

J’ai connu la mort,
Je les ai vu disparaître,
Chacun de leur corps
Qui ne pourront réapparaître.

Cela fait un an, aurais-je dû oublier ?
Oui, ils ne sont plus que des rêves dépassés,
Et comme eux, je m’oublis,
Dans un cauchemar qui fleurit… »

Vous écrire me fait rendre compte comme j’existe,
Le pourquoi de tous ces poèmes que j’écris,
L’inspiration plus puissante que tous les esprits,
Je suis parmi Vous, et je vis !

Je souris d’une mélancolie momentanée. Comme hier, comme demain, elles seront toujours là, mais mes mots aussi. Je vous laisse ces mots que j’ai écrits. Même si ils ne sont plus intéressants. Il y avait un autre poème que j’aurais jadis voulu vous voir lire, mais ça ne vous concernait pas, alors je m’y suis retiré l’envie.
Cet autre, vous appartient, son futur est entre vos mains. La vie ne nous appartient pas mais tous les choix sont notre. Et votre présence non directement voulu aura fait se ressaisir l’esprit d’un adolescent en dérive… Merci
Cependant, il n’est pas nécessaire de faire analyser la pochette plastique, j’ai mit des gants au cas où vous auriez l’idée de vous y attarder … Un humour encore bien jeune. La plaisanterie nous rappelle de bons moments, peut être votre jeunesse (non très loin…)

31/01/2008

L’amitié du Jour

Les jours heureux bien éclaircirent,
Ceux malheureux qui nous font signe
Bien timide au fond du lit
Qui éternuent sans faire de bruit.

Quand il fait jour, les gens sourient
Quand il fait nuit, les gens périssent
Et quand il neige, ils aiment rire
Mais quand il pleut, ils s’éternisent.

Quand il fait froid, ils sont tous gris
De vêtement, habiles sur leur ski.
Quand il fait chaud, et vers midi,
Ils sont tous nue, ou juste à demi.

Quand le vent souffle, ils viennent, ils crient
Leurs cheveux au vent, ils voient la pie,
Quand il fait doux, ils sortent, ils prient
Que rien ne passe, qu’ils restent amis.

18/02/2008

La Femme

Une femme, un regard, un sourire,
Une flamme, désespoir, pour périr.
Elles forment un tout, elles sont le loup
Qui nous attrape, qui nous lèche tout.

Immonde créature que nous sommes
C’est sans nul doute en Baie de Somme,
Que nos intentions perverses et assoiffées
Que nous devenons avec plaisir leur gibier.

Elles nous prennent de par leur griffe,
Nous arrachent notre cœur vif,
Nous boivent entier de toutes part
Nous sucent nos dernières gouttes d’espoir.

18/02/2008

Un Jour

Entre le Soleil et la pluie
une douceur, une chaleur
Entre mes maux et la vie
des pensées, quelques cris.

Je n’étais plus de ce monde
loin de ces hommes et de leurs ondes
Je n’étais plus de ces gens
cherchant leur bonheur dans leur argent.

Je me refermais continuellement
une prison était ma demeure
Mais bientôt un policier entra quelques heures :
« des menottes ? Ou vous cessez votre acharnement ? »

Le sourire des filles
un rêve que je veux approcher
Les mots de leurs lèvres qui brillent
pourquoi pas un baiser ?

J’aime le jour, j’aime la nuit
une douceur, une chaleur
J’aime les étoiles, le ciel éclairci
la luminosité enrichie.

13/03/2008

69

Soixante tout d’abord :
Un espoir, une hauteur ?
Puis neuf, elle y pense dès lors :
Tous les deux, une rose, une fleur ?

Elle y pense parfois,
A mes mots, à mes caresses,
Que sur son corps je pose mes doigts
Qui la traverse avec tendresse.

Mais d’autres fois je disparais
Pour qu’elle bascule sur mon corps frais
Ma lame chaude y vient se mettre
Lui procurant ce bien être.

Comme deux tapis superposés
Inversé à nos extrémités,
Où nos membres s’unissent
Où nos peurs guérissent.

Quelques chiffres, quelques mots
Près de son corps, près de son coeur,
Cette chaleur que je percevais…

Une union, un plaisir
Savoureuses conséquences
De nos patients désirs,
Une attente immense
Qui nous aura fait jouir.

14/03/2008

La Journée

Allongé
Se réveiller
Se lever
Puis marcher
Pour déjeuner
Puis s’habiller
Se préparer
Aller travailler
Puis rentrer
Se poser
Faire à manger
Et dîner
Se reposer
S’allongé
Rêvé
Ou cauchemarder
Sursauter
S’impatienter…
S’ennuyer
S’attarder
Se pencher
Se faire chier
S’enmerder
Chanter
S’exclamer
Crier
S’énerver
Se précipiter
Se jeter
S’engueuler
Se disputer
Se bagarrer
S’attraper
S’attaquer
Se faire frapper
Se faire tabasser
Se faire soigner
Se reposer
Rêvé
Puis
Se réveillé
Se dévisager du regard
Car . . .
Je me suis fait tuer.

09/04/2008

Les Yeux

Les yeux écarlates, les perles rares
La couleur vive, comme c’est bizarre,
Un nouveau monde dans ce regard
Qui se reflète, qui s’égare.

Une personne : aux yeux bien verts
Où la nature se voit refaire,
Toute sa grande misère
Pour un théâtre spectaculaire;
Elle pose sa vue très claire
Sur la vitre faite de verre
Et son âme de bonté, de chaire,
Parcourt les gens au-delà les airs.

Une personne, aux yeux bleus
Où l’océan ou bien le feu
Viennent nous baigner en eux,
Telle un mélange de terreur et de jeu;
Elle attrapera les cieux
Verra ses jours heureux
Pour que son âme gracieuse
Sauve un homme malheureux.

21/05/2008

La Fin

Mes mots parcourent les siens
Sa voix qui se casse
Contre les balles qui sifflent
Et disparaîtra bientôt

De mes souvenirs lointains,
Une victime pour ces pertes en masse
Rappelant à chacune de nos vies
Qu’elle est plus précieuse que l’or bleu.

Pourquoi je tiens cette arme ?
Que je charge et recharge
Que mes balles partent à l’infini,
Enlève au monde, les parents des gentils ?

Si je meurs, d’autres prendront ma place,
Si je meurs, ma famille, mes amis,
Et chaque gens que j’aime, perdra leur face,
Envahi par les armes d’autres pays.

« Ma chère Mère, mon cher Père, mes chères Frères,
Demain dès l’Aube, nous partirons, moi et mon unité,
Nous irons prendre le village à proximité,
L’artillerie nous soutiendra, et si je ne revenais pas,
Sachez ma chère Famille, que je vous ai en mon cœur,
Que vous soyez fier de votre fils, qui voudrait vous voir sourire
Plusieurs années encore, car j’ai vécu heureux.

Le Soleil se couche, la nuit tombe, peut-être pour moi la dernière
Mon uniforme comme neuf, mon arme est huilée
Je conduirais la Jeep jusqu’en cet enfer
Mais mon cœur qui vous garde, me sauvera,
Quand je tomberais, noter cette heure,
Où mes derniers mots, mes dernières pensées, les larmes qui s’enfuient,
Je vous verrais m’accompagner jusqu’au ciel bleu,
Je rejoindrais les cieux, pour veiller sur vous, ma Famille.

21/05/2008

La Tempête

Et si je dis oui
Et si je dis non
Que tu me laisses gravir
Le plus haut de tes monts
Sur ton territoire
Des sauvages barbares
Qui nous pille pour avoir
Nos récoltes et quoi boire.
Au-delà des sommets
Au-delà des clochers
Un lieu propice à nos souhaits
Vivre à nouveau des banquets.
Bientôt dans la grotte
J’irais à la pêche aux raies
Si une cavité y flotte
Puis je sortirais de la fente
Entre deux falaises elle était
Me gardant de ces vents
Durs et fort qu’ils étaient.
Mais les heures passaient vite
Et déjà l’eau montait
J’étais trempé j’allais vite
Mais au village j’arrivais.
Nos bâtisses en hauteur
Une pompe descendait
Jusqu’à la douce fraîcheur
De l’eau pure du puits de craie.
J’entendais les gens hurler
Que par peur ils se fassent emporter
Mais bientôt ça se calmerait
Et la marée repartirait.

16/06/2008

Fantôme

« Au secours, aidez-moi !
Je suis poursuivi par ces lois !
Elles veulent me piller
A la vie m’arracher !
Au secours, aidez-moi !
Demain je ne serais plus de ceux-là ! »

« La mort l’a emporté,
Le pauvre fou d’à côté,
Il était vieux et sans toit
Il ne pouvait plus continuer comme ça. »

« Un an plus tard je l’ai revu !
Mais je t’assure ! Personne ne m’a cru !
Il est revenu hanter chez moi,
Je ne sais quoi faire pour lui ! Pour moi ! »

« Attends, attends mon jeune ami,
Je vais te sortir de là,
Allons le voir ce fantôme de blanc
Ce vieillard comme Adan. »

Dans la grande maison
Faite toute de bois
Il a le courage, il a la foi,
Que le fantôme n’est pas si bon.

« Un imposteur tu crois ?
Une cape blanche, tout ça chez moi ?
Je ne comprends pas, je ne comprends pas ! »
« Chute ! Tais-toi maintenant ! Le voilà ! »

Un homme approche en peignoir
Tout blanc, il se dirige vers la baignoire,
Les deux fantômes se regardent,
Et tout deux éclatent de joie !

16/06/2008

Maison

Depuis ces longues années,
J’ai airé dans tous les lieux,
J’ai dormi, j’ai appris,
J’ai grandi, près de ceux,
Qui ont partagé avec moi leur vie,
Vivre et souffrir pour aimer
Ce moment même où j’écris,
Où de là-haut je verrais mes feuilles
Parcourir le monde, survoler les seuils
De ces gens qui m’ont aimé,
De ces gens qui m’auront écouté.

Assis sur des bois secs,
Je regarde le feu brûler
Ses flemmes brûlantes,
Cette matière consumée,
Mon énergie qui se ternie ;
Jamais plus des gens qui me mentent,
Jamais plus les regarder
Car que ce feu soit grand à présent,
Demain nous serons au moins deux
A partir, et laisser ce sol heureux.

Le ciel s’assombri,
Le nuage s’évanoui,
La pluie tombe et rebondie,
Sur la forêt qui lui sourit ;
Le feu me demande,
Je l’interroge,
Il veut m’entendre,
Raconter l’histoire de ma vie…

Une goutte, deux, trois,
La rosée me fait me lever,
Je vais chercher de quoi le protéger,
Ce feu de bois, ma seule joie ;
Il m’apprécie il me réchauffe,
Le ciel appréhende mes envies
Il me fait boire pour me guérir.

« Je suis parti chercher le bonheur chez les gens,
J’y ai trouvé le malheur, et toujours,
La manipulation, la tristesse est permanente,
L’homme est arrogant, la femme méprisable,
Leur union est un cauchemar inconcevable.
Et je ne put rester dans leur domaine,
Tellement leur présence me refusait,
Je cherchais quand bien même
Ce lieu où les bonheurs se réunissaient ;
J’ai marché de longues années,
J’ai vécu ma vie, sur ces chemins tracés,
Et quand ils s’arrêtaient, je les inventais,
Jusqu’au jour, où, devant mes yeux ébahis,
Des enfants qui jouaient, qui riaient,
Sans nulle conscience d’un futur
Aux présages éprouvants, aux regards obscurs,
Je pleurais à découvrir que des moments heureux
Sont nulle part sur cette Terre, que devant mes yeux :
L’innocence de notre enfance. »

Le feu qui m’écoutait,
La pluie qui se séchait,
La terre et le ciel me comprenaient,
Ils m’écoutaient, je les aimais…
Mon dernier souffle,
Sa dernière flemme
Ses dernières gouttes,
Tous les trois partent
Pour un monde que nous appellerons : Maison.

22/06/2008

L’Ouragan peut faire peur,
Sauf si le cœur est ailleurs.

Dans ma vie tu seras,
Dans mes bras tu seras,
Dans mes pensées, dans mon cœur,
Dans mes joies, ne t’en fais pas.

Ces jours-ci je peux dire,
Que tu m’aies bien fait sentir
Être unique amour dans ta vie
En ces temps où le Soleil terni.

Nous cherchons l’un et l’autre un toit,
Nous trouvons refuge près des choix
Que nous faisons ici même,
Quand nous nous disons : je t’aime.

Quelques temps sans toi me parut un désastre,
Comme si la nuit du ciel ébranlait les astres,
Tel que je ne trouvais plus sommeil,
De l’obscurité jusqu’au lever du Soleil.

Nous partageons sans équivoque notre corps,
Notre âme, notre esprit éveillé,
Par des battements de notre cœur,
Laissant filer par désirs, notre intimité.

Je pense pouvoir te dire, là,
Qu’hier il est né l’amour,
Aujourd’hui la volonté d’être au jour,
Demain dans nos bras. La plus grande des Joies.

14/08/2008

La Mer

La mer me rappelle les Mythologies,
Où ces hommes unis traversaient ensemble
Une Mer déchainée, mais ouverte par Moïse,
Et le peuple heureux d’être enfin libre.

Aujourd’hui la Mer est elle-même inondée
D’une pollution que l’on nie avoir créée,
Mais qui finit par nous tomber sous le nez,
Effroyable marée alors, la voilà déchaînée.

On s’allonge sur le sable, on s’allonge sur le galet,
La tête reposée, le regard fui à l’horizon
Pour découvrir la frayeur d’une puissance blessée,
Qui ondule sans cesse, qui propage ses ondes ;

Et quand viens le jour où du haut de ses 5 ans
L’enfant vient uriner quelques gouttes offensives,
La Mer se soulève, la Mer nous domine,
Nous voilà effrayer, de subir notre crime.

14/08/2008

Vous

Là ; assis sur un banc,
Je pense, je sens,
Ce vent qui de vous à moi
Parcourt les airs, parcourant leur voix.

Vos mots s’envolent,
Votre cœur batifole
Et de cette tour de fer,
Je vous écoute ma chère.

Demain, fatiguée,
Je prendrais vos mains gelées,
Les glissant sur mon corps affamé,
Vous deviendrez ma beauté.

Je regarde…

Les nuages glissent sur la mer bleue,
Que j’aperçois levant les yeux
Une fine brume aux cieux
Ô ! Vous voir, rien de plus merveilleux.

La paix ne s’impose pas,
La milice, la peur, tous règnent sur le domaine,
Oubliant leur amour, s’oubliant soi-même,
Peut-être attendent-ils un événement à part ?

Leur faut-il toute une vie pour enfin savoir,
Qu’il ne faut pas avoir peur de traqué le noir,
De découvrir les gens, fuir le désespoir,
Comme un pigeon qui se risque à l’homme,
Pour avaler quelques miettes de pain,
Plus petit, mais plus courageux que vous, homme ?
Avec vous, rien d’impossible, je le sais, mais juste loin.

25-26/08/2008

La Capitale

Une grande ville
Une belle ville
Une riche ville
L’histoire même de cette ville :

Paris.

C’est si triste d’être parisien,
Les gens vous laissent dans votre coin,
Ils voient en vous la richesse,
Leur malheur, leur peur.

Puis, il y a les étrangers,
Des gens bien, c’est certain,
Ils viennent vous parler
Sans préjugé, voilà qui est bien.

Vous me direz, connaître des gens
Qui ne sont pas comme ça,
Et je vous répondrais doucement
Que votre naïveté est un mal à débats,

Et que votre beauté vous gâte,
Que vos yeux appâtent
Mais cela, vous le savez,
Rien ne les pousse à aller vous chercher.

26/08/2008

Le Froid

Moi, quand je me fige :
J’ai froid.
Moi, quand je pense :
J’ai froid.
Vous, sous une brise :
Aimez ça.
Vous, avez la chance :
D’être encore là.
Les gens disparaissent,
On ne les voit pas bien sûr ! Jamais !
Nos regards les évitent, personne ne les regrette !
Mais la guêpe qui vous pique, elle reste !

Pouvons-nous vraiment penser ?
Réfléchis et savoir quand réagir,
La peur nous rend fragile à nous haïr,
Mais on conte moins sur notre humanité…

26/08/2008

« La Beauté »

Il y a les C.A.N.O.N.S,
Qui s’auto proclame princesse ;
Elles ont un caractère de cochon,
Car sous leur corps, on ne touche pas le fond.

Il y a la jeune fille bien aimée,
Sous son aire tendre et simplifier,
Elle vous regarde du coin de l’œil,
Qui plus est jolie.

Il y a la timide
Parfois moche, parfois jolie,
Elle est terrifiée par votre être
Et d’un mot peut être, elle devient muette.

26/08/2008

Quelques Mots

Demain dès l’aube
Sous le souffle du vent
Doux, parfois arrogant
Je regarde le ciel.

Sur mon visage lisse
Mon âme reposée
Là-haut un arc-en-ciel
Là-bas, tête baissée,

Il y a toi.

Je te regarde,
Es-tu triste ?
Quelle est ta peine, inconnu ?
La partageras-tu ?

Tu me regardes maintenant,
Senti observer, tu fais de même,
Ta réponse me plaît,
Pourquoi ne pas se lever un moment ?

Nous irions marcher vers l’horizon
Tu regarderais aussi cette beauté
Celle que je te montre. Pardon,
Celle qui t’as charmé :

Ta vie.

14/10/2008

Il y a le Sourire

L’imprudence, le possible,
Elles ont peur, elles doutent,
Trop d’habitudes, craintives,
Il y a moi, seulement ?
Entre nous, il y a le vent,
Il y a l’air,
Il n’y a rien,
Ô si, il y a elles,
Ces pensées peureuses,
Qui se cachent derrière.
Mais devant, sourire,
Sur mon visage,
Sur leur visage,
Important, mais oublié ?
Il y a le sourire…

14/10/2008

La Guerre

Les hommes débarquent
Les jeunes crient, les autres se taisent,
Certains sont morts ou bientôt claquent
Sous le feu ennemi, sur la falaise.

Mais ceux qui passent, ne sont pas sauf
Car au pied du mur, il y a des fosses,
Et au-delà, il y a l’armée
Qui les attend, bien cachée.

Les artilleries, là-bas derrière
Et l’infanterie, devant derrière,
Les bombes, les mines, toutes bien enfouies,
On marche dessus puis c’est fini.

Je cours toujours, l’arme à la main,
Demain peut-être, ce sera vain,
Mais maintenant, j’en vois un !
Il est de dos, je vais le tuer de mes mains.

La guerre continue, le monde disparaît
La peur n’existe plus, l’espoir se fait discret,
Ma seule amie est mon arme, les autres sont abattus
Non loin de mes yeux qui pleurent ces âmes déchus.

Je suis allongé, posé sur le tronc d’un arbre,
Mais je ne peux tirer, je ne peux les aider,
Car ils savent que je suis là, et restent de marbre,
Mes compagnons devant moi, je les regarde saluer,

Saluer toute la France, saluer leur patrie
Car ils savent qu’aujourd’hui, pour eux s’en est fini,
Mais dans nos cœurs, certain, jamais dans l’oubli,
Mes chers compagnons, je vous vengerais, promis !

Toutes une journée passe, mon arme braquée sur le camp,
Mes larmes glissent là-bas, se mélanger au sang,
Je sens la haine m’envahir, c’est une question de temps,
Bientôt, je serais leur bourreau, ils iront tous périr !

Une autre camionnette avance vers l’ennemi,
Des prisonniers bien sûr, me dis-je sur le moment,
Quand je vois contre le mur, s’appuyer un enfant…
Il n’y a plus à reculer, eux, j’irais les secourir.

Je ramasse mon arme, me lève vers le ciel
Je sèche mes larmes, m’avance vers la police
Elle me tourne le dos et s’apprête à tirer,
Mon arme vers leur tête : « Je tire le premier ! »

L’enfant est taché de sang, mais ce n’est pas le sien,
Une balle de mon calibre, il ne reste grand-chose,
Les renforts arrivent, ici c’est moi le fauve,
Un tir dans le réservoir d’essence, l’explosion est soudaine.

Les prisonniers s’enfuient, je me retrouve seul.
Je prends des munitions, me met en embuscade,
J’attends quelques instants, et voilà une escouade.

L’un se tourne dans ma direction,
Sur son casque je vois, l’emblème de mes alliés,
Je me concentre un peu pour les entendre parler,
Bientôt je sors, pour aller les trouver.

Voilà trois jours que nous marchons prudemment,
Dans les forêts de France, dans nos belles prairies,
Mais chaque jour j’y pense, malheur qu’est ce moment,
Je ne peux m’attarder avec ces nouveaux amis.

Ils sont venus de loin, l’autre côté de la Manche,
Mais si encore demain, je reste avec eux,
Nous serons faciles à tuer, et je n’aurais pas ma chance
De monter à Paris, accomplir ma vengeance.

Je les entends discuter, du pays gouverné,
De moi, Français, qu’ils doivent tous sauver,
Mais peut-il bien comprendre ce qu’être emprisonner
Par un peuple d’ailleurs, dans notre pays aimé ?

Aujourd’hui, je pars seul,
Il est tôt, dans cette forêt de feuille,
On penserait être en automne,
Mais voyez loin de la guerre, c’est un leurre.

Je ne peux compter le nombre de ces feuilles
Qui font tapis, sous mes pieds,
Mais, si je dois faire mon deuil,
C’est pour autant de gens, que de feuilles froissées.

Depuis que j’ai tiré la tête du policier,
Je me suis rapproché, de mon arme tueuse,
Lui ai donné un nom, elle s’appelle Shine
Maintenant je suis voué, à faire changer les choses.

Je marche dans les champs
Me faufile doucement,
Il me reste plus de quatre cents bornes,
Quand devant moi jaillit, une gigantesque forme.

Au-delà de ce champ, je comprends alors
Qu’un avant-poste ennemi, avec aéroport
S’était installé ici, pour dominer la région,
Et devant moi ces anglais, brusquement : explosion.

Si j’étais resté avec eux, j’aurais péri.
Sur une mine j’aurais marché, j’aurais péri.
A découvert j’aurais été, j’aurais péri.
Encore une fois je suis ici, à les regarder mourir.

J’ai récupéré une centaine de balles,
Je les ai sur mes ceintures, sur mon arme, dans mon sac,
Je ne pense qu’à une chose c’est chargé une rafale,
Tous les tuer un par un, ou tous dans le même sac.

Je suis encerclé, des ennemis il y en a partout,
Mais je sais qu’en restant ici
J’aurais l’avantage d’être plus précis ;
Je m’allonge, j’attends, je vois, je tire, une balle, c’est fini.

Une mare de sang s’est formée devant moi
A les conter rapidement, je crois en avoir tué trois,
Les autres s’approchent à grand pas,
Je quitte les lieux, leurs armes sous mes bras.

… La décision des larmes.

Je m’étais enfui,
Lâchement et regrettant,
Quand, vagabondant, j’ai rencontré
Un vieil homme m’appelant l’air horrifié :

« Jeune homme, que s’est-il passé ?
Mon plus jeune fils sur la plage, devait débarquer,
Mais aucune nouvelle du front,
Vous y venez, n’est-ce pas ? Donner moi raison ! »

Ce vieil homme pleurant, j’étais pétrifié ;
Lui répondre que peut être son fils s’en est allé,
Et pourtant il savait qu’il n’était plus d’ici,
De ce monde féroce, ravager par les incendies.

Je baissais la tête, regardant ce sol meurtri,
Regardant les larmes s’enfoncer dans la terre,
Comme ces âmes qui m’étaient si chères ;
Je ne supportais plus mon sang noirci

Par la peur, par mes gestes, mes pensées perdues,
Je devais les aider, n’est-ce pas ?
Je levais le regard pour admirer le ciel,
Mais une peinture trop noire, c’est tout ce que je vis.

Derrière moi, à plusieurs bornes, voilà paris,
Devant moi, les champs, la mer, les prairies,
Mais aussi mon esprit lâche, découragé,
Je ne serais plus digne, et fier de servir l’armée.

Alors… Je m’agenouillais face au père
Je lui disais : « rien n’est perdu
Je viens du front, des falaises, de la mer,
Nous fûmes séparés, mais personne ne sait ce qu’ils sont devenus. »

Il se lève me fixant du regard,
Peut-être pense-t-il à son fils
Quand il m’adresse la parole de quelques mots bien droits :
« Vivez mon enfant, cette guerre ne doit pas avoir de fils. »

Je repars alors en direction de la ville
Et je sais où que soit l’ennemi, même sur une île,
Je les traquerais jusqu’à ce qu’ils capitulent,
Et s’ils refusent, je ne donnerais pas cher de leur mule !

De tout là-bas où je suis,
La grande tour de fer m’appelle
Il s’agit bien de la Tour Eiffel
Où notre victoire sera acquise.

Pour l’envahisseur, je ne suis qu’un homme
Mais ici en France, toute la Patrie,
Nous commencerons par ici,
Des souterrains jusqu’à la cime de Paris.

… L’Entrée

Les portes de Paris sont si bien gardées
Que je ne vois qu’une solution pour les passer,
Il me faut un char comme ceux-là garés
Il va me falloir tuer, pour m’en emparer.

Une stratégie alors, je dois élaborer,
Comme un civil je serais, mais bien armé,
Et quand ils penseront être rassurés,
Leur attention baissée, j’irais les fusiller.

De là où je suis, je peux voir un homme
Séparer de sa femme, nous voilà en automne,
Quand les feuilles tombent, il n’y a personne
Sauf cette famille et ce pauvre homme.

Je n’ose imaginer ce qu’il va se passer
Mais déjà je sais que personne ne va s’en tirer
Alors je détourne le regard, attendant cet instant
Où deux coups de feu que bientôt j’entends.

Le sang coule à nouveau sur le sol brisé
A croire à une offrande que les dieux ont désirée
Et quand bien même ce fut le cas,
Je ne peux pas croire que les dieux soient comme ça.

Je ne ressens plus rien, que de la colère, de la pitié,
Ces hommes qui se tuent, pour leur vie épargnée,
Comment dire que nous ne sommes l’animal détesté ?
Un sentiment d’amour n’est pas plus vrai qu’une cible ratée.

… Le plan d’attaque.

La nuit tombe, les soldats dorment
Et dans cette obscurité se distingue une forme,
Mon ombre, approche pour les assassiner
Quelques jeunes hommes certes ; je l’ai récupéré

Ce blindé que je conduis avec prudence,
Il fait du bruit, mais ici c’est courant,
Et à la Mairie de Paris je prendrais ma vengeance,
Car là-bas se trouve, sous terre, la résistance :

« Dans toute la ville, je me suis infiltré
Des canaux souterrains, aux partisans armés,
Quelques centaines j’en ai rencontré,
Mais il manque chez eux, ma propre volonté.

Nous avons perdu notre France ensemble,
Nous gagnerons notre France ensemble,
Je serais l’appât, le signal de l’offensive,
L’ennemi tombera quand Paris sera prise.

Des milliers d’armes leur furent volé,
Des jeunes femmes aussi, ont participé,
Des bombes déjà dissimulées,
Un doigt sur l’interrupteur et c’est gagné.

Le plan d’attaque fut élaboré :
D’abord je prendrais un blindé,
Avec le char j’enfoncerais l’entrée
De la Marie, des portes du Colisée,

Je tuerais les dirigeants, les grenades dégoupillées,
Aux premières explosions, l’infanterie résistante va se ramener
Elle finira le travail, que j’ai commencé
Un but après l’autre, mais cette fois bien gardé :

Comme en Normandie, une vague sur le Elysée
Des bouches d’égout aux conduits d’aération ;
En quelques minutes seulement, rapides comme le lion
Nous aurons pris tout contrôle de cette citée.

Des émissions radio partout en France diffusé
Jusque dans les campagnes où même son fils pourra capter,
Le moral au plus haut enfin pour notre armée
Et les renforts bientôt seront parachutés. »

Un plan d’action qui ne peut que marcher,
Dans ce char d’assaut je pars vers la Mairie
Quand soudain, je fus surpris, ils ont fait exploser
Sous mes yeux horrifiés, le pont qui nous relient.

Comme dans le plan, une explosion retentit,
La résistance, sous la Mairie sortis,
Moi dans le char, encore bien en vie,
Tous ces gens massacrés, car je n’ai réussi.

En quelques heures seulement, j’étais à nouveau seul,
Les Chiens aboyaient avec leur grande gueule
Et moi je partais pour un nouveau pays
Dans ce char ennemi, à l’abri des fusils.

Je me sentais corrompu
Je me sentais abattu,
Après tant de journée passer à nier
Pour pouvoir me délivrer…

Je roule. Je roule sans fin.
Et quand je n’eut plus d’essence,
Je marche. Je marche sans fin,
Puis je tombe, de fatigue et de faim.

… Ailleurs

Je me réveillais, subitement,
Ma vision floue, un certain temps,
Des silhouettes claires
Me voilà mort, est-ce l’enfer ?

Je sens que mes veines se remplissent
Je ne sais quelle chose s’y glisse
Et m’a vue se fixe peu à peu
Je peux le dire, je vis encor.

Autour de moi des salles immenses,
A côté, une femme qui danse,
Qui me regarde très souriante,
Elle me dit des mots, que je ne peux bien comprendre.

Lorsque j’eu la force de me lever,
J’étais seul dans le noir,
Mais posant au sol mon pied,
Les lampes s’allument, et broient le noir.

La jeune femme est là,
Sur une chaise, elle me dévisage
Me parle lentement, d’une voix bien sage,
« Vous êtes dans notre base. »

Je me souviens roulant au-delà des frontières
De marcher sur de nouvelles terres
De voir le Soleil et le sol déchu,
Ce doit être là, qu’ils sont apparus.

Elle me parle encore,
Du but de ma présence
Pourquoi je ne suis pas mort
Je suis dans la base secrète, nommée PANDOR

Elle est devenue Mythe, depuis la première guerre,
Des armes jamais vues, nous avait tous fait taire :
Ils s’étaient montrés au milieu d’un combat
Paraît-il qu’alors, la guerre se termina.

Aujourd’hui encore, je n’y crois pas,
Mais yeux posés sur ces grands sous terrain,
Comment imaginer, que je fusse né soldat
Que j’ai déserté, que cette armée m’ai sauvé ?

Un instant les mots du PANDOR me frappèrent,
Je regarde la femme, elle me montre le mur,
Un rétroprojecteur, et je vois sur ce mur,
La défaite à Paris, mon char qui s’enfui.

Elle me dit les mots suivants :
« Et comme en Normandie,
Vous vivez toujours, je vous ai sauvé
La guerre doit finir, vous êtes embauché ! »

Est-elle vraiment sérieuse, cette femme au grand sourire ?
Me donner encore une fois, cette possibilité :
De me venger, de me racheter,
De mettre fin à la guerre, d’être pardonner.

… Le PANDOR

« Comment vous appelez vous ?
Êtes-vous heureux d’être parmi nous ?
Je vous trouve drôle, et peut être doux,
Le PANDOR vous attends, venez vous entrainer ! »

« Vous me parlez comme à un enfant !
Savez-vous ce qui se passe dehors ?
Des gens chaque jour, frôlent la mort,
Et vous me souriez, comme si de rien n’était ! »

« Cher jeune homme, pour qui me prenez-vous ?
C’est moi qui pose les questions, vous y répondez,
Vous avez fait périr tant de nos coéquipiers
Qui se trouvait à Paris, quand le pont est tombé ! »

Je ne sais plus quoi dire,
Car je suis bien coupable,
Je peux tout de suite sortir
Quelques pas puis périr.

« Veuillez m’excuser de m’être emporter,
Je ferais de mon mieux, pour vous remercier
Qu’est-ce donc que le PANDOR, je ne sais pas encor,
Mais je l’utiliserais comme vous me l’apprendrez. »

La jeune femme sourie,
Quand devant nous s’ouvrit,
Deux portes gigantesques, qui gardent ce trésor,
Que le monde entier veut dans son coffre-fort.

… Sous la terre

Tandis que je passe des semaines à m’entraîner
Un quotidien vient s’installer,
Quand une alarme retentit
Je me lève bientôt de mon lit.

Je pars m’entrainer quelques heures
Il n’y a personne, que des machines,
Personne pour me dire « fait un effort »
Je donne tout ce que j’ai pour être enfin prêt.

La femme ne vient plus me voir,
Cela fait bien deux mois au plus tard,
Mais je continue toujours chaque jour
Sans voir le soleil se lever, se coucher

Sur la Terre qui semble peuplé
De ces hommes sans bravoure,
Incapable de se bouger !
D’aller traquer l’ennemi qui s’est manifesté.

Je m’entraine, oui, toujours !
Espérant que demain voyant ces fours
Je pourrais lever la main et abattre sur cette cruauté
Une fin plus belle que ces dernières années !

J’irais aux combats, je pourrais me venger
J’irais aux combats pour les massacrer
J’irais aux combats pour nous libérer
J’irais à Paris pour vous saluer.

Mais j’attends encore, qu’elle vienne me demander
Que de cette machine, je puisse accepter
Qu’enfin la paix règne sur ce beau pays
Que jadis j’ai connu, enfant j’avais chéri.

Peut-être que quelque part, je deviens fou
A rester enfermer, couper du monde, de tout,
Mais je dois sur mon honneur
Leur rendre à tous leur malheur.

Parfois la nuit, il m’arrive de rêver
De voir les nuages du ciel, les oiseaux chantés
Mais jeu pense aussi, à cette fois-là en Normandie
Quand nous avons débarqué sous le feu ennemi.

Oui j’y pense encore, dans les moindres détails,
Nous n’étions que gibier, un troupeau de bétail
Une plage, ô une boucherie !
Et les voilà de leurs balles, nous avons tous péris.

Je me rappelle de leur nom :
Jean, Bruno, Julien, Xavier, Hugo, Alain,
Adrien, Louis, Gérard, Nicolas, il y en a encor plein,
Ils étaient tous soldats certes, mais de jeunes garçons.

… L’âme perdue.

Les jours deviennent plus longs
Comme si rien ne va plus,
Personne, même le silence se tue,
Et je suis encore là, compagnons !

Mes mains sur cette machine,
Allons, partons,
Vers la dernière offensive
Où j’y laisserais ma vie.

A quoi bon cette installation ?
Je redeviens vagabond,
Mais armé, plus puissant,
J’écraserais les opposants.

Avec facilité, je fais exploser le toit
Les miettes tombent, tout disparaît
Je sors, et c’est mon choix,
Le vert d’autre fois semble défait.

Une prairie, me servait d’abri,
De là où je suis-je vois
La ville là-bas, les flammes qui jaillissent
Mais aussi, du sang qui y glisse.

Où suis-je, dis-je ?
Sur le chemin de la paix ?
Des panneaux étrangers ?
Où est ma France tant aimée ?

… Demain

Je parcoure les villes dévastées
Les cendres encore chaudes
Du sang, des débris brulés
Plus rien de vivant dans cette contrée.

Mon armure lourde
Mes pensées légères
Juste cette fourbe,
L’Homme et sa colère.

Je perds la notion du sens
Mon but s’oubli pour le néant
Je recherche ma France
Qui semble être parti.

Ce n’est plus la France ni l’ennemi,
Car l’humanité est enfuie
Et moi dans ce grand abri,
Seul survivant d’un monde détruit.

Demain, contre un mur noircit,
Demain, cette plaie agrandie,
Demain, je vais mourir ici,
Demain, seul, j’aurais péri.

Pris de désespoir, la Terre dévastée, la colère des hommes, l’unique survivant, cette âme, ne put retenir, une dernière fois ses larmes, juste un homme maintenant, avant de se laisser mourir…

FIN

29/08/2008

16/10/2008

La Déchirure

On a longtemps conquis des terres
Appropriés les biens des autres
Tué les peuples et leurs misères
Massacrer des religieux et des apôtres.

On a longtemps perdu conscience
Perdu le sourire de notre enfance
Tué leur bonheur,
Massacrer notre malheur.

On a longtemps vécu ailleurs
L’Histoire grandie toutes les heures
Mais encore longtemps nous serons présents
Pour faire prospérer nos descendants.

Pourtant on a longtemps oublié toutes les souffrances,
Accablé l’homme pour son innocence
Désirer la guerre, juger l’incompétence
Faire couler le sang en abondance.

On a longtemps trouvé des mots
Expliquer à tous nos fautes,
S’excusé du passé, réclamé le futur
Car le présent montre notre déchirure.

18/10/2008

La Troisième Guerre Mondiale

Une année future

Je marchais dans les rues
Les écrans sur des murs nus
Le bruit des voitures, des gens
Jusqu’à ce qu’il y eu ce vent :

Un vent terrible et puissant
Il venait de partout
Les femmes et les enfants
Cachés dans les égouts.

Je me tenais au lampadaire
Des brûlures devant,
Une publicité mensongère :
Nous sommes en guerre.

A vingt-cinq kilomètres
Une bombe s’est faite maître
De la région voisine
Une main d’homme nous déracine.

Sur les écrans, l’image satellite,
Une onde de choc si violente,
L’ennemi doit rester devant sa vitre
A admirer sa gloire imminente.

Un autre Hitler bien plus furieux
Comment a-t-on pu laisser faire cela ?
La pollution nous attaque déjà
Les gens semblent fondre, devenir lépreux.

Je m’abrite dans un immeuble
Les gens sont devenus fous
Ils perdent raison, détruisent les meubles,
Et pourquoi pas, deviennent des loups !

Le futur devient certain
Dans ce pays si lointain
Rien de plus sûre que la rancune,
Nous sommes en guerre dès ce matin.

L’armée survole la ville,
Qu’est devenu le pays
Est-il quelque part encore uni
L’affront sera-il punit ?
Ex-soldat, si je rejoins l’armée
Je comprendrais ce qu’il s’est passé
Peut-être devrais-je m’engagé
Car je préfère mourir là-bas et être tué,

Que de fondre ou d’imploser
Que mes os deviennent mous
Que mes organes soient écrasés
Qu’à mon tour je devienne fou.

Des voitures en état de marche,
Des passagers si vulgairement assassiné,
Parfois c’est une mère, et sans conter
Des enfants, jeunes filles broyées.

Bientôt la cité ne serait plus,
Un champ de débris où j’ai vécu
Une teinte rouge dans l’atmosphère,
Du sang se vaporise dans cet air.

Je roule vite, sans m’arrêter,
J’ai tellement peur d’écraser
Tuer des passants contaminés
Vais-je mourir ? Suis-je touché ?

Quand je fus sorti de la ville,
Le ciel gris jusqu’à l’horizon,
La banlieue, des ruines en pile
Quelle était-ce donc, cette explosion ?

Mes émotions me faisaient peur
Mais je ne sentais aucune douleur
Les corps faisant un tapis rouge
Plus rien qui ne bouge.

Derrière moi, je vis un Migue
Je pensais idiotement à la figue
Un fruit lâché par ce messager
Qui fit exploser toute la cité.

Pourquoi ?

23/10/2008

Le Vert

Le vert peut être clair
Le vert peut être mer
La nature, la prairie
La soupe, la bouillie.

Le vert peut se porter
Il est une simplicité
De jaune, de bleu
Le vert est ainsi mieux.

Encore du jaune
Il brille plus
Le vert est mure.

Encore du bleu
Il sombre plus
Le vert est pur.

Le vert change les gens
Le vert se mange tout le temps
Le vert est drôle, est amusant
Mais il n’est pas de terre, ni du luisant.

Le vert souris
Il est gentil
Il est garni
Parfois vernit

Tien, le vert s’enfui,
Part sans soucis,
Suis-je son ami ?

Le vert part vers
Pays du pivert ?
Dans sa gorge un ver ?

Le vert peut être en bas
Peut-être en haut, là-bas,
Chaussé parfois
Attraper ma foi,

Comme une maladie
La garder chez soi
Le vert se chéri
Mais un jour, le vert péri.
23/10/2008

Le Plaisir De Tuer

Un homme vêtu de noir s’avance vers moi
Il dit de désespoir, « de l’argent pour boire ! »
Je lui réponds de ma lame sortie ;
Un jet de sang, de sa gorge m’éblouie.

Ça coule, ça coule, quelle belle couleur
J’aime voir ce rouge se verser à chaque heure
Les gardes plantés des civils innocents
Et ma lame, couper leur tête, filante.

J’aime cette terreur qui apparaît chez les gens
J’aime cette horreur, qui tâche au-devant
Sentir ce liquide chaud sur mes mains brûlantes
J’aime pour toujours, ces actes violents.

Tout le monde recherche le combat,
Moi, je recherche la mort, chaque fois,
Tuer les femmes qui mettent bas,
L’enfant né, jouet, comme une proie.

Ils crient ; font tant de bruit
Lorsqu’ils souffrent de douleur,
Préférant les achever, avant qu’ils ne pleurent
Me sentir dévisager, haïs, maudit.

Dans les méandres cauchemardesques
Les têtes roulent, juteuse au sol telles des pastèques
C’est si jouissif, je ne m’en lasse pas
Les faire toutes tomber pas à pas.

25/10/2008

Ich Bin Allein

Es gibt viele Personen
Aber niemand mit mir gehen
Es gibt viele Mädchen
Aber nie wollen sie sprechen.

Also es ist es. Ich bin allein
Ich sehe Mensch ohne Zeit
Kann ich ein Wort sagen ?
Gibt es ein Jung hören ?

Ich glaube nicht
Ich bin allein
Und nur für ein
Nein ! Die Leute haben kein.

Ich warte es
Ich bin müde
Und kalt ist es
Morgen auch werde !

“Ich schreie mir !”
Ich erkläre dir
Einverstanden ?
Hast verstanden ?

Wiederhole bin ich allein
Woher kommst du meiner Mein
Meine Liebe, meine Lebe, was ?
Alle sind dein !

Töte mir, wenn du willst
Ich schreibe eine letzte mal
Nehmt mein vielleicht vier mal
Am Abend sterben wir …

Warum hast du deinen Händ hier ?
Hast du Angst mit mir ?
Ich bin allein und auch dir
Warum nicht sprechen zusammen wir ?

Die Leute sind gern
Und Sprache ist fern
Ich habe Lust deine Gedicht gehört
Deine Geschichte, dein Roman möchte.

Die Mädchen sind schönen
Sind Süss ! Glaube ich
Aber vielleicht sind die Traümen
Aber vielleicht sind sie nichts.

Der Himmer ist blau
Mein Auto ist rot
Ich komme wieder zu Hause
Jetzt regent es, du bist in meine Kopf.

04-05/12/2008

La solitude claire

Elle part, là-bas, au loin
A croire qu’elle ne reviendrait point,
Et pourtant, chaque nuit,
Elle apparaît, à nouveau, splendide.

Un gris, parfois absent
Tente souvent de la cacher,
Par jalousie, il demande le vent
Pour se glisser devant cette beauté.

Et parfois, alors qu’elle brille de mille clartés
Dans cet océan bleu marine
Elle regarde autour d’elle, arrachée !
Au monde ! Aux regards qui jamais ne la dessinent !

Puis, dans ce vide incommensurable
Point de mélodie, de chant, de bruit
Elle est seule, solitaire par nature,
Si triste que sa blancheur s’appauvrisse.

J’ai mille et une choses à m’occuper
Comme tous peut être qui viennent nous juger,
Et pourtant, je suis là, dans ce froid d’Hiver
Je te dessine, toute ronde non plus seule comme hier.

Qu’importe qu’il n’y a que moi,
Qu’importe que le froid me glace
Qu’importe ! Dis-je. Si tu es ronde aujourd’hui
Et demain, et toujours, le monde enfin, sera éblouit !

11/12/2008

Le Monde D’Aujourd’hui

« Les mots, la force, la puissance,
Le beau, la mode, la tendance,
Penser, dessiner, peindre,
Accrocher, aligner, atteindre,
Les meubles, les immeubles, les jardins,
Les palaces, les merveilles de nos mains,
Tout disparu la tempête dernière,
Quand le vent siffla contre ma tête,
Quand les murs tombèrent, se fracassèrent,
Des feux comme lors d’une fête,
Tout disparu cette fois là
Le mal pour finir triomphera,
Les hommes de demain comme des chiens
Les femmes de demain plus aucuns soins,
Tous des fauves dans une cage,
Soyez sûr point de mirage
La Terre est pauvre et désertée
Toutes nos bombes l’ont irradié.
La loi du plus fort domine à nouveau
Et moi dehors, je tue les maux
A coup de buche cloutée
Dans la chaire de la viande arrachée.
J’observe tant de sang couler
Sur mes mains, mon corps, jusqu’aux pieds
Je me suis sauvé, lors de ce dernier
Où d’un coup violent, sa tête à voler.
Je suis devenu cette bête,
Assoiffer de cette rage
De cette peine que nous avons créée
Notre haine enfin se libère des barrages,
De ces sentiments, ces émotions insensées
Qui les ont fait être homme pour appuyer
Sur l’unique bouton rouge,
Qui nous décima, l’arme atomique de l’Armée Rouge.

Là-haut, peut-être, dans un ciel étoilé
Des hommes dans leur navette peuvent observer
Et rendre compte que la planète bleue est un mythe
Quant aux nuages sombres, la planète devient grise.
Telle est l’arbre, qui jadis existait,
Ses milliers de feuilles qui se renouvelaient
Tels les hommes et nos fils que l’on élevait
Tel le bonheur qui nous caressait.
Ces feuilles si sensibles, si vertes, si douces,
Notre âme si fragile, si faible, aussi douce,
S’en allaient tous ensembles à la mélodie du vent,
De ce souffle puissant, violent, terrifiant.

Le soleil du jour, la lune de la nuit
Les étoiles de l’espoir, le sourire de nos vies,
L’amour d’une femme, d’un homme qu’on chérit,
Solitude sera toujours ma seule amie.

Cette planète fut meurtrie
L’air ambiant s’asphyxie
Chaque seconde, plus cancéreux encore
A demain, si je ne suis déjà mort… »

12/01/2009

Au Bas

En noir
Lisse
Se tourne
S’enlève
S’enfile
S’accorde
Sensible
Se frotte
S’abime
Se croise
S’empile
Se boucle
S’emmêle
Se prête
S’achète
Se cache
Se montre
Se lasse
Se mouille
Se pend
Se parfume
Se sèche
Mais
Se jette
Se change.

12/01/2009

Souvenirs

Le temps décourage la vie d’une fleur passionnée
Écrivain endormi mes mots vagabondent
Je suis souffrant de malheur de ce monde,
Et toi lumière, ma douce fée.

Si je puis dire un jour avoir connu l’amour
Ce ne serait guère de la passion improvisée
Ni même le Dieu mit en pilier
Mais l’admiration de tout temps à tes côtés.

Ô le code du poème est dépassé !
Alors seulement, pour nous, j’écrirais la prose
Et crierais-je haut et fort muet
La seule fille que j’ai aimée !

Qu’importe les sentiments du passé,
Les gens oublient, ne veulent plus y songer,
Or moi j’y songe ! Au-delà des moqueries !
Le peuple se garde des mots trop gentils.

Le peuple fuit la peur et le mépris,
La passion et la jalousie,
Les sourires, les rires compris,
Le timide, et celui qui jamais n’oublie.

Aux profondeurs de nos âmes
Nous connaissons l’étendue souvenir
Détails qui nous intriguent et fait frémir
« Si je ne fus point parti la première fois que je te vis. »

Saisons changent, visions aussi
On grandit pour des jeux trop sourds
Et subissons la tristesse, ma mie,
A la fin réunis ou séparés pour toujours ?

05/04/0209

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